Aidants Alzheimer : 6 erreurs fréquentes et comment les éviter

Les erreurs les plus fréquentes des aidants et comment les éviter

puzzle alzheimer

Aider un proche atteint de la maladie d’Alzheimer n’est pas inné. C’est un rôle que l’on endosse souvent sans formation, sans repères, et sous une forte charge émotionnelle.

👉 Faire des erreurs ne signifie ni mal faire, ni mal aimer.
Cela signifie simplement que le cerveau humain agit avec ce qu’il connaît et ce qu’il peut, à cet instant précis.

La bonne nouvelle : ces erreurs sont fréquentes, compréhensibles et évitables.

  1. Ce que disent les neurosciences

Les neurosciences montrent que le stress chronique et la fatigue émotionnelle activent chez l’aidant les circuits cérébraux de l’urgence et de la survie (amygdale), au détriment des zones de réflexion et d’empathie (cortex préfrontal).

👉 Résultat :

  • Des réactions automatiques,
  • De l’irritabilité,
  • Une perte de patience.

Objectif réaliste :  ne pas être un aidant parfait, mais un aidant outillé et soutenu.

Erreur n°1 : Corriger sans cesse

 

 « Non, ce n’est pas comme ça. »
« Tu te trompes encore. »

Pourquoi c’est une erreur ?

La correction répétée active chez la personne vivant avec la maladie d’Alzheimer :

  • le sentiment d’échec,
  • la honte,
  • parfois l’opposition ou le retrait.

Le cerveau Alzheimer ne peut plus corriger durablement ses erreurs.

Micro-action concrète

👉 Remplacer la correction par la validation émotionnelle :

  • « D’accord, je te suis. »
  • « On va faire autrement ensemble. »

🧩 Méthode LIEN : le lien avant la vérité.

Erreur n°2 : Aller trop vite

L’aidant pense souvent :

« Si je fais plus vite, ce sera plus simple. »

Pourquoi c’est une erreur ?

La vitesse surcharge la mémoire de travail et augmente l’anxiété, ce qui provoque :

Micro-action concrète

👉 Appliquer la règle du 1–1–1 :

  • 1 consigne,
  • 1 geste,
  • 1 pause.

🧩 Méthode LIEN : respecter le rythme, c’est sécuriser.

concept recuperation espacee

Erreur n°3 : Trop expliquer

Face à l’incompréhension, l’aidant parle davantage.

Pourquoi c’est une erreur ?

Le cerveau atteint par Alzheimer a des difficultés à :

  • traiter les phrases longues,
  • suivre une logique complexe,
  • mémoriser une explication verbale.

Micro-action concrète

👉 Réduire volontairement :

  • phrases de moins de 7 mots,
  • gestes visibles,
  • ton calme.

🧩 Méthode LIEN : moins de mots, plus de clarté.

jeune furieux alz

Erreur n°4 : Prendre les réactions personnellement

Colère, agressivité, refus…
👉 Beaucoup d’aidants se sentent blessés.

Pourquoi c’est une erreur ?

Ces comportements sont liés :

  • à la peur,
  • à la perte de repères,
  • à l’atteinte neurologique.

Ils ne sont pas dirigés contre vous.

Micro-action concrète

👉 Phrase mentale de protection :

« Ce n’est pas volontaire. Ce n’est pas contre moi. »

🧩 Méthode LIEN® : comprendre avant de répondre.

Erreur n°5 : Oublier l’environnement

Un environnement confus fatigue le cerveau.

Pourquoi c’est une erreur ?

Les neurosciences montrent que le cerveau Alzheimer dépend fortement :

  • des repères visuels,
  • de la prévisibilité,
  • de la répétition.

Micro-action concrète

👉 Chaque pièce = 1 fonction claire
👉 Moins de choix, plus de lisibilité.

🧩 Méthode LIEN : l’environnement est un soin.

Erreur n°6 : S’oublier soi-même

Beaucoup d’aidants pensent :

« Je dois tenir. »

Pourquoi c’est une erreur

Un aidant épuisé :

  • perd sa capacité d’ajustement,
  • s’épuise émotionnellement,
  • augmente le risque de burn-out.

Micro-action concrète

👉 S’autoriser un petit oui pour soi par jour
(même 5 minutes).

🧩 Méthode LIEN : prendre soin de soi protège la relation.

Neurocapsule : Pourquoi on répète ces erreurs ?

Sous stress, le cerveau humain fonctionne en mode automatique.
Sans outils, il répète ce qu’il connaît.

👉 Plus un aidant est soutenu,
👉 plus il peut ajuster ses réponses.

C’est exactement le cœur de la méthode LIEN.

📦 La ressource pour éviter ces erreurs

👉 La boîte à outils de l’aidant est offerte

Elle contient :

  • checklist matin serein
  • checklist soirée apaisée
  • fiche rendre l’environnement visible
  • fiche communiquer sans tension
  • fiche sortie réussie
  • fiche gestion des situations difficiles
  • fiche suivi bien-être
  • fiche préparer un rendez-vous médical
  • fiche activité adaptée en 5 minutes
  • fiche je prends soin de moi

➡️ Téléchargement gratuit

Sources scientifiques

INSERM – Maladie d’Alzheimer
https://www.inserm.fr/dossier/maladie-dalzheimer/

Haute Autorité de Santé (HAS) – Accompagnement des aidants
https://www.has-sante.fr

Livingston G. et al., The Lancet (2020, 2024)
Dementia prevention, intervention, and care
https://www.thelancet.com/commissions/dementia-prevention-intervention-care

Eustache F. – Les chemins de la mémoire, Odile Jacob

McEwen B. – Stress and brain plasticity
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/

FAQ

Quelles sont les erreurs les plus fréquentes des aidants Alzheimer ?

Les erreurs les plus fréquentes sont corriger sans cesse, aller trop vite, trop expliquer, prendre les réactions personnellement, négliger l’environnement et s’oublier soi-même.

 

Pourquoi les aidants font-ils ces erreurs malgré leur bonne volonté ?

Parce que le stress, la fatigue émotionnelle et la charge mentale activent des réactions automatiques du cerveau, réduisant la patience et la capacité d’adaptation.

 

Corriger une personne atteinte d’Alzheimer est-il utile ?

Non. Corriger régulièrement renforce le sentiment d’échec et l’anxiété. Il est préférable de valider l’émotion et d’accompagner autrement.

 

Comment éviter les conflits au quotidien avec un proche malade ?

En ralentissant le rythme, en utilisant des phrases courtes, en donnant une consigne à la fois et en sécurisant l’environnement.

 

L’environnement peut-il vraiment aider une personne Alzheimer ?

Oui. Un environnement lisible et structuré réduit la confusion, l’agitation et favorise le sentiment de sécurité.

 

Pourquoi est-il important que l’aidant prenne soin de lui-même ?

Un aidant épuisé est plus irritable et moins disponible. Prendre soin de soi permet de préserver la relation et d’éviter l’épuisement.

 

Alzy récapitule pour vous : 

  • Les erreurs des aidants sont humaines

  • Elles ne sont ni une faute, ni un échec

  • Des ajustements simples changent le quotidien

  • Être aidant s’apprend, pas à pas

 

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Comment parler de la maladie d’Alzheimer aux enfants et adolescents

Comment parler de la maladie à ses enfants et petits-enfants ?

puzzle alzheimer

Annoncer la maladie d’Alzheimer à un enfant, un adolescent ou un jeune adulte est souvent source d’angoisse pour les proches. Que dire ? À quel âge ? Avec quels mots ? Et surtout… comment protéger sans mentir ?

Les neurosciences nous montrent aujourd’hui qu’un silence prolongé ou des non-dits sont souvent plus anxiogènes que des explications simples, adaptées à l’âge et répétées dans le temps.

Parler de la maladie, ce n’est pas inquiéter : c’est sécuriser le cerveau émotionnel, préserver le lien et éviter les interprétations erronées.

1. Pourquoi il est essentiel d’en parler même quand c’est difficile ?

Le cerveau humain (et en particulier celui de l’enfant) cherche du sens. Quand un proche change de comportement sans explication, l’enfant comble les vides… souvent avec des scénarios plus inquiétants que la réalité.

Les études en psychologie développementale montrent que :

  • les enfants informés présentent moins d’anxiété à long terme,
  • ils développent une meilleure capacité d’adaptation,
  • ils se sentent inclus, reconnus, et donc en sécurité.

👉 Dire la vérité, avec des mots adaptés, protège bien plus que le silence.

2. Adapter le discours selon l’âge : 3 catégories clés

 

👶 Avec les jeunes enfants (environ 3 à 7 ans)

À cet âge, le cerveau fonctionne surtout par images et émotions.

Ce qu’il faut absolument dire :

  • Ce n’est pas une maladie contagieuse
  • Ce n’est pas de ta faute
  • La personne t’aime toujours, même si elle agit différemment

Exemple concret :

« Le cerveau de papi est un peu fatigué. Il oublie des choses, comme quand une lumière s’éteint sans prévenir. Mais il t’aime toujours autant. »

⚠ Éviter les mots trop abstraits (dégénérescence, neurones, maladie grave).

🧠 Neurocapsule : Le cerveau de l’enfant

Chez l’enfant, le cerveau émotionnel est très réactif. Sans explication claire, il peut croire :

  • qu’il est responsable,
  • que la maladie est contagieuse,
  • ou que l’adulte va “disparaître”.

👉 Une explication simple apaise immédiatement l’amygdale, la zone du stress.

🎓 Avec les adolescents

Les adolescents comprennent intellectuellement la maladie, mais leur cerveau émotionnel est encore très sensible.

Ils peuvent :

  • minimiser,
  • éviter le sujet,
  • ou réagir avec colère ou indifférence.

Exemple de phrase adaptée :

« Tu peux comprendre ce qui se passe sans avoir à tout gérer. Tu as le droit d’être triste, en colère… ou de penser à autre chose. »

👉 Il est fondamental de rappeler :

  • qu’ils ne sont pas responsables,
  • qu’ils n’ont pas à devenir aidants,
  • que leurs émotions sont légitimes.

🧠 Neurocapsule : Le cerveau de l’adolescent face à la maladie

À l’adolescence, le cerveau est en pleine restructuration. Les zones émotionnelles sont très actives, tandis que celles de la régulation sont encore en maturation.

Résultat :

  • des émotions intenses,
  • des réactions parfois contradictoires,
  • un besoin d’autonomie + un besoin de sécurité en contradiction.

Les neurosciences montrent que :

  • être informé réduit le stress chronique,
  • pouvoir parler sans jugement protège la santé mentale,
  • rester reconnu comme adolescent (et non comme aidant) est essentiel.

👉 Clé LIEN : sécuriser l’émotion sans sur-responsabiliser.

👩 Avec les jeunes adultes

Ils comprennent la maladie, mais peuvent être submergés par l’anticipation de la perte.

Exemple concret :

« La maladie évolue, mais aujourd’hui nous nous concentrons sur ce qui est encore possible. On avance étape par étape. »

👉 Les inclure dans les échanges renforce le lien et évite l’isolement émotionnel.

3. Les erreurs fréquentes à éviter

  • Minimiser la maladie
  • Utiliser des métaphores anxiogènes (il perd la tête)
  • Demander à l’enfant d’être fort
  • Lui confier un rôle d’aidant implicite

👉 L’objectif n’est pas de tout dire, mais de dire de manière juste.

📚 Livres pour vous aider à parler de la maladie aux enfants et adolescents

Pour les enfants :

  • La mémoire envolée de Nathalie Somers
  • Grand-père est devenu transparent de Didier Lévy

Pour les adolescents :

  • Vivre avec un parent atteint d’Alzheimer de France Alzheimer
  • Quand la mémoire s’en va de la Fondation Médéric Alzheimer

Ces supports facilitent la compréhension et ouvrent le dialogue.

🎁 Ressource gratuite

👉 La boîte à outils de l’aidant est offerte. C’est un ensemble de check-lists et fiches pratiques pour alléger la charge mentale :

  • Checklist matin serein
  • Checklist soirée apaisée
  • Rendre l’environnement visible
  • Communiquer sans tension
  • Sortie réussie
  • Gestion des situations difficiles
  • Suivi bien-être
  • Préparer un rendez-vous médical
  • Activité adaptée en 5 minutes
  • Je prends soin de moi

Un soutien concret pour accompagner toute la famille, y compris les enfants.

Sources scientifiques

  • Gopnik et al., The Scientist in the Crib, Harvard University
  • Siegel, The Developing Mind , Guilford Press
  • National Institute on Aging (NIH), Alzheimer & family communication
  • Fondation Médéric Alzheimer : enfants et maladie neurodégénérative
  • INSERM : émotions, stress et développement cérébral

FAQ

Faut-il dire la vérité aux enfants sur la maladie d’Alzheimer ?

Oui, mais avec des mots adaptés à leur âge. Les études en neurosciences et en psychologie montrent que les enfants informés ressentent moins d’anxiété que ceux confrontés au silence ou aux non-dits.

 

À partir de quel âge peut-on expliquer la maladie d’Alzheimer ?

Il n’y a pas d’âge précis. Dès 3 ou 4 ans, un enfant perçoit les changements. L’important est d’utiliser des explications simples, concrètes et rassurantes, quitte à les répéter dans le temps.

 

Est-il important de dire que la maladie n’est pas contagieuse ?

Oui, c’est essentiel, surtout chez les jeunes enfants. Leur pensée étant encore très concrète, ils peuvent craindre d’attraper la maladie ou d’en être responsables.

 

Que dire à un enfant qui a peur que le parent ou le grand-parent meure ?

Il faut reconnaître l’émotion sans entrer dans des projections anxiogènes :

« La maladie fait changer certaines choses, mais aujourd’hui on est là ensemble. »

Cela aide à apaiser le cerveau émotionnel sans mentir.

 

Comment parler de la maladie à un adolescent sans le surcharger ?

L’adolescent doit être informé, mais jamais placé dans un rôle d’aidant. Il est important de lui rappeler qu’il a le droit de continuer à vivre sa vie d’adolescent, avec ses projets et ses préoccupations.

 

Faut-il impliquer les enfants dans l’accompagnement ?

Ils peuvent participer de façon ponctuelle et choisie (un dessin, une visite courte), mais jamais par obligation. Le lien doit rester affectif, jamais contraignant.

 

Les réactions de colère ou de retrait chez l’adolescent sont-elles normales ?

Oui. Le cerveau adolescent est en pleine maturation émotionnelle. Ces réactions sont souvent des mécanismes de protection face à l’impuissance ou à la peur.

 

Les livres peuvent-ils vraiment aider les enfants à comprendre ?

Oui. Les supports narratifs facilitent la compréhension émotionnelle et permettent d’ouvrir le dialogue sans pression directe.

Alzy récapitule pour vous : 

  • Parler de la maladie protège émotionnellement les enfants

 

  • Le discours doit être adapté à l’âge et au développement cérébral

 

  • La maladie n’est ni contagieuse, ni causée par l’enfant. C’est très important de le dire

 

  • Le lien émotionnel compte plus que les mots parfaits

 

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7 phrases à ne jamais dire à une personne Alzheimer

7 phrases à ne jamais dire à une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer

puzzle alzheimer

Quand on accompagne une personne vivant avec la maladie d’Alzheimer, ce sont souvent les mots du quotidien qui font le plus de dégâts… sans qu’on s’en rende compte.

Par fatigue, par automatisme ou par impuissance, certaines phrases sortent toutes seules.
Elles ne sont pas méchantes.
Mais elles peuvent augmenter l’anxiété, la colère ou le repli et les conflits.

👉 Une règle simple change pourtant radicalement la relation :
ne jamais dépasser 7 mots par phrase.

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1- Pourquoi les phrases doivent faire 7 mots maximum ?

Ce que disent les neurosciences

Avec la maladie d’Alzheimer :

  • la mémoire de travail est altérée
  • le cerveau peine à traiter plusieurs informations à la fois
  • plus une phrase est longue, plus elle se perd en route

Résultat :

  • la fin de la phrase n’est plus comprise
  • le message devient confus
  • le stress augmente

👉 Une phrase courte arrive entière.

C’est un principe fondamental de la méthode LIEN :
adapter notre communication au fonctionnement réel du cerveau, et non l’inverse.

  1. Les phrases à ne pas dire

 

  1. « Je te l’ai déjà dit 100 fois »

Pourquoi cette phrase fait mal ?

La répétition n’est pas volontaire.
Elle est liée à l’atteinte de la mémoire récente.

👉 Cette phrase renvoie la personne à un échec qu’elle ne peut pas corriger.

À dire à la place (≤ 7 mots)

  • « Ce n’est pas grave. Je répète. »
  • « On recommence ensemble. »
  1. « Fais un effort »

Pourquoi cette phrase est délétère ?

Elle sous-entend un manque de volonté.
Or la maladie d’Alzheimer est une atteinte neurologique, pas un choix.

À dire à la place

  • « Je vois que c’est difficile. »
  • « Je suis là avec toi. »
  1. « Tu te trompes »

Pourquoi corriger frontalement aggrave la situation ?

La confrontation directe crée :

  • de l’insécurité
  • de l’opposition
  • et parfois de l’agressivité

La personne vit sa réalité comme vraie.

À dire à la place

  • « Tu penses que… »
  • « Explique-moi. »
  1. « Tu ne te souviens vraiment pas ? »

Pourquoi cette question est douloureuse ?

Elle met en pleine lumière une perte souvent déjà très ressentie.

À dire à la place

  • « Je vais t’aider. »
  • « On cherche ensemble. »
  1. « Dépêche-toi »

Pourquoi cette phrase augmente les troubles ?

La pression du temps :

  • augmente l’anxiété
  • favorise les troubles du comportement
  • accroît les risques physiques (chutes, fausses routes…)

À dire à la place

  • « On a le temps. »
  • « Vas doucement. »
  1. « Tu le fais exprès »

Pourquoi cette phrase casse la relation ?

Elle attribue une intention négative à un comportement involontaire.

À dire à la place

  • « Quelque chose te gêne ? »
  • « Comment je t’aide ? »
  1. « Laisse, je vais le faire »

Pourquoi cette phrase peut blesser ?

Même bien intentionnée, elle peut renforcer :

  • le sentiment d’inutilité
  • la perte d’estime de soi

À dire à la place

  • « On fait ensemble. »
  • « Tu essaies, je t’aide. »

Neurocapsule : Ce qui fait vraiment la différence

✔ des phrases courtes
✔ un seul message à la fois
✔ un ton calme
✔ un posture rassurante

👉 Le cerveau ayant la maladie d’Alzheimer comprend et ressent l’émotion bien plus longtemps que les mots.
Quand la personne se sent en sécurité, la compréhension revient souvent d’elle-même.

🎁 Ressource offerte pour les aidants

La boîte à outils de l’aidant

10 checklists et fiches pratiques pour alléger la charge mentale

Elle contient notamment :

  • Checklist matin serein
  • Checklist soirée apaisée
  • Fiche communiquer sans tension
  • Grille SOS situations difficiles
  • Repères visuels à afficher
  • Checklist sortie réussie
  • Activités simples en 5 minutes
  • Suivi bien-être du proche
  • Préparer un rendez-vous médical
  • Checklist prendre soin de soi

👉 Un outil pensé pour soutenir l’aidant, pas pour lui demander d’en faire plus.

Sources scientifiques

  • Baddeley, A. (2003). Working memory: looking back and looking forward.

Nature Reviews Neuroscience.

  • Belleville, S. et al. (2007). Working memory and Alzheimer’s disease.
    Brain and Cognition.

  • Haak, N. J., & Woods, R. T. (1989).
    Promoting communication in Alzheimer’s disease.
    International Journal of Geriatric Psychiatry.

  • Damasio, A. (1999). The Feeling of What Happens.

  • Livingston, G. et al. (2014).
    Non-pharmacological interventions for agitation in dementia.
    British Journal of Psychiatry.

  • HAS – Haute Autorité de Santé (France).
    Recommandations de bonnes pratiques – Maladie d’Alzheimer.

FAQ

Comment bien parler à une personne atteinte d’Alzheimer ?

En utilisant des phrases courtes (7 mots maximum), un ton calme et un message à la fois. Le plus important est de préserver la sécurité émotionnelle, pas de corriger.

Pourquoi faut-il utiliser des phrases très courtes avec la maladie d’Alzheimer ?

Parce que la mémoire de travail est altérée. Les phrases longues surchargent le cerveau et augmentent le stress. Une phrase courte est mieux comprise et mieux acceptée.

Est-ce grave de corriger une personne atteinte d’Alzheimer ?

Oui, corriger frontalement peut provoquer de l’anxiété, de l’opposition ou de la colère. Mieux vaut reformuler ou accompagner sans confronter.

Que dire à la place des phrases blessantes ?

Des phrases simples, rassurantes et orientées dans le soutien, comme :
« Je suis là. »
« On fait ensemble. »
« On a le temps. »

Les mots ont-ils vraiment un impact sur le comportement ?

Oui. La communication est une intervention non médicamenteuse reconnue. Des mots adaptés peuvent réduire l’agitation et renforcer le lien.

Pourquoi la communication émotionnelle est-elle si importante ?

Parce que les circuits émotionnels du cerveau restent actifs plus longtemps que la mémoire des mots. Le ressenti passe avant la logique.

Cette façon de communiquer fonctionne-t-elle à tous les stades ?

Oui, mais elle devient encore plus essentielle aux stades modéré et avancé, lorsque la compréhension verbale diminue.

En tant qu’aidant, comment éviter de s’épuiser ?

En s’appuyant sur des outils concrets, des checklists et des repères simples, comme ceux proposés dans la boîte à outils de l’aidant.

Cette approche fait-elle partie de la méthode LIEN ?

Oui. Elle repose sur l’adaptation du langage, le respect du rythme, la sécurité émotionnelle et le maintien du lien humain au quotidien.

  • Avec la maladie d’Alzheimer, moins de mots = plus de compréhension

  • Une phrase courte protège la relation

  • L’émotion passe avant la logique

  • Adapter sa communication, c’est déjà prendre soin
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Pourquoi certains souvenirs d’enfance restent

Pourquoi certains souvenirs d’enfance sont indélébiles ?

puzzle alzheimer

Les souvenirs d’enfance ont quelque chose de magique : même des décennies plus tard, certains restent vivaces, précis et émotionnellement puissants. Mais pourquoi notre cerveau garde-t-il certains moments avec autant de force, alors que d’autres disparaissent ?

La mémoire n’est pas un réservoir qui se vide, mais un chemin qui peut encore être emprunté. Cet article vous propose de comprendre ce phénomène et d’explorer des pistes pour stimuler la mémoire, même en présence de troubles cognitifs.

  1. Les souvenirs d’enfance et l’émotion

Les neurosciences montrent que l’émotion joue un rôle clé dans la consolidation des souvenirs. Plus un événement est associé à une émotion forte, positive ou négative, plus il est susceptible de rester gravé dans la mémoire.

Exemple concret :


Un enfant qui ressent la joie intense d’un anniversaire ou la peur d’un accident garde souvent ces moments en mémoire, parfois pour la vie.

  1. La plasticité cérébrale et l’enfance

 

Durant l’enfance, le cerveau est particulièrement plastique : il se modèle, se réorganise et crée de nouvelles connexions très rapidement.

Cette plasticité permet d’apprendre, de retenir et d’intégrer des expériences, ce qui explique pourquoi certains souvenirs formés à cet âge sont si résistants.

  1. Les souvenirs multisensoriels

Les souvenirs les plus vivaces sont souvent multisensoriels : ils associent sons, images, odeurs, sensations corporelles. Le cerveau crée ainsi un réseau complexe de signaux qui facilite la réactivation du souvenir.

Exemple concret :


Le parfum d’une tarte aux pommes peut instantanément faire remonter un souvenir précis de cuisine avec un grand-parent.

concept recuperation espacee
  1. La répétition et l’importance de la consolidation

Plus un souvenir est rappelé, plus il se renforce grâce à un mécanisme appelé récupération espacée.

Chaque réactivation réorganise les circuits neuronaux, ce qui rend le souvenir durable. C’est pourquoi les histoires racontées régulièrement ou les événements répétés marquent plus fortement.

  1. Ce que la mémoire d’enfance nous apprend pour l’accompagnement des personnes ayant Alzheimer

Même lorsque la mémoire récente s’efface, certains souvenirs d’enfance peuvent rester accessibles grâce à l’émotion et à la répétition.
C’est une piste utilisée dans la méthode LIEN : rappeler des moments heureux du passé, stimuler les sens et créer un lien émotionnel fort.

Pour approfondir et mettre en pratique ces principes, nous vous offrons  :

Kit Mémoire : 7 exercices adaptés par stade, avec neurocapsules expliquant pourquoi ils fonctionnent.

Livre blanc LIEN : des stratégies pour accompagner et stimuler au quotidien.

Neurocapsule

Imaginez votre  cerveau comme une grande bibliothèque.

  • Quand quelque chose est très important émotionnellement (une grosse joie, une grosse peur), c’est comme si on mettait un autocollant rouge sur le livre : le livre devient facile à retrouver.

  • Quand on revit souvent la même histoire (on la raconte ou on la répète), c’est comme si on passait souvent devant le rayon et qu’on rangeait le livre à la première place.

  • Quand un souvenir a plein de sens (une odeur, une chanson, une image), c’est comme si le livre avait plusieurs marque-pages, on peut le retrouver par plusieurs chemins.

Donc, un souvenir d’enfance devient indélébile lorsqu’il a :

  • été très émotionnel,

  • été répété souvent,

  • impliqué plusieurs sens.

Ces trois choses aident le cerveau à garder le souvenir, même longtemps après.

Sources scientifiques

McGaugh, J. L. (2018). Emotional arousal and memory consolidation. Cold Spring Harbor Perspectives in Biology.
https://doi.org/10.1101/cshperspect.a021214

 

Phelps, E. A. (2004). Human emotion and memory: interactions of the amygdala and hippocampal complex. Current Opinion in Neurobiology.
https://doi.org/10.1016/j.conb.2004.09.015

 

Huttenlocher, P. R., & Dabholkar, A. S. (1997). Regional differences in synaptogenesis in human cerebral cortex. Journal of Comparative Neurology.
https://doi.org/10.1002/(SICI)1096-9861(19970414)387:2<167::AID-CNE1>3.0.CO;2-Z

 

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FAQ

Pourquoi certains souvenirs d’enfance disparaissent-ils ?

Les souvenirs moins émotionnels, peu répétitifs ou isolés d’autres sensations ont moins de chances d’être consolidés.

Peut-on stimuler ces souvenirs plus tard dans la vie ?

Oui, par l’exposition à des indices sensoriels (images, sons, odeurs) et des discussions sur le passé.

Ces principes s’appliquent-ils à la mémoire des personnes atteintes d’Alzheimer ?

Oui, la méthode LIEN exploite la mémoire émotionnelle et sensorielle pour stimuler la personne et renforcer le lien humain.

  • Les souvenirs émotionnellement marquants sont consolidés plus efficacement.

  • La plasticité cérébrale de l’enfance rend certains souvenirs particulièrement résistants.

  • Les souvenirs multisensoriels et répétitifs sont les plus durables.

  • Ces mécanismes peuvent inspirer des pratiques concrètes pour accompagner des personnes atteintes d’Alzheimer.
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