Comment éviter la fugue chez une personne vivant avec la maladie d’Alzheimer ?

COMMENT ÉVITER LA FUGUE CHEZ UNE PERSONNE VIVANT AVEC LA MALADIE D’ALZHEIMER ?

soutien affectif fin de vie

Lorsque l’on accompagne un proche vivant avec la maladie d’Alzheimer c’est toujours la loterie et l’on ne sait pas ce qui peut arriver au cours de la journée. Alors, l’accompagnant est en super-vigilance H24, angoisse, essaie de tout anticiper et les questions fusent. Vous ne pouvez pas le suivre à la trace jour et nuit. Et c’est là qu’arrive un scénario terriblement angoissant : la fugue.

Dans un premier temps, j’analyse les causes possibles de fugue. Puis, dans une deuxième partie je vous donne les actions à mettre en place en amont. Et dans une dernière partie (j’espère que vous n’aurez pas à la vivre) que devez-vous faire si cela arrive à votre proche.

I – QUELLES SONT LES CAUSES POSSIBLES DE FUGUE ?

 

 

Tout d’abord, retenez bien toutes les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ne s’enfuient pas, c’est les faits divers que l’on entend qui amplifient ce sentiment. Je ne vous dis pas de nier le danger, mais de plutôt ne pas en faire une idée fixe en vous répétant que cela va vous arriver.
D’ailleurs, le terme « fugue » n’est pas le bon, une fugue inclut que l’on veut s’en aller d’un endroit dont on n’a pas le droit, où l’on se sent mal, et ce n’est pas forcément ce que ressent votre proche

Perdu(e)
Votre proche vit à domicile et est sortie faire une petite course. Il s’est probablement tout simplement perdu en chemin.

Rester trop longtemps à un endroit
Une personne vivant avec la maladie d’Alzheimer a des difficultés de notions temporelles donc elle peut considérer qu’elle a assez passer du temps à cet endroit et décider d’en partir

La confusion.
La maladie fonctionnant sur le principe de la loi de Ribot, si votre proche a vécu des déménagements dans sa vie, il se peut qu’il ne se souvienne pas de son domicile actuel, mais de celui d’avant.

Les illusions
Avec la désorientation dans le temps et la perte mémorielle, elle peut aussi croire qu’elle doit aller travailler ou récupérer ses enfants à l’école.

Elle peut aussi ne pas reconnaître le quartier, car les bâtiments alentour ont changé de nom voir d’affectation par rapport à ses souvenirs. Par exemple, le cordonnier qui est devenu un pressing ou l’enseigne du magasin qui est devenu plus moderne et difficile à déchiffrer ou encore un simple changement de propriétaire.

La sensation d’être en danger
Être chez soi peut être aussi une source d’angoisse, car votre proche interagit avec du personnel de santé dont il ne se souvient pas et qui ne se présente pas à chaque fois.
Cela peut aussi être une ambiance sonore qui le fait fuir. Par exemple le bruit de la télévision beaucoup trop fort notamment les films d’horreur ou de guerre. Cela peut être aussi le marteau ou la perceuse des voisins.
Dans les autres possibilités, votre proche ne s’est pas reconnu dans le miroir et donc pensé qu’un étranger est en face de lui et donc part se mettre à l’abri.

Le stress
Une poussée de stress amplifie les troubles. Du coup, la perturbation générée par le stress peut faire que votre proche s’énerve et ait besoin d’aller faire un tour pour se calmer tout simplement.

L’ennui
Avoir un sentiment de contrôle sur sa vie et s’occuper est primordial chez chaque personne, y compris votre proche vivant avec des troubles cognitifs. Ce n’est pas parce qu’il perd la mémoire que l’ennui n’existe pas. D’ailleurs, il côtoie en général des personnes qui font absolument tout pour lui sans lui demander son avis, comment voulez-vous qu’il s’occupe ?
De plus, si votre proche était très actif auparavant, celle reste ancré en lui donc il ressent le besoin de sortir.

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II- QUELLES ACTIONS METTRE EN PLACE POUR ÉVITER LA FUGUE ?

Se sentir bien chez soi
Il est très courant que les personnes vivant avec des troubles cognitifs finissent par ne pas se sentir chez eux et donc décident de partir.
Du coup, n’hésitez pas par exemple à ressortir des vieux meubles que votre proche adorait
À disposer des photos de lui ou de la famille à plusieurs époques avec si possible dans le cadre, l’environnement de la maison.
De ressortir des souvenirs précieux de vacances
Évidemment, ne changer pas le mobilier de place, c’est très perturbant pour eux.

Lui dire que rien ne l’attend à l’extérieur
Il va vous falloir rassurer votre proche sans chercher à le contrarier. Il vaut mieux lui dire par exemple : qu’il ne travaille pas aujourd’hui, que les enfants sont en colonie ou chez la nounou, ou encore que vous ferez le repas plutôt que le braquer. Le stress renforce les troubles, donc essayer de lui changer les idées et votre proche oubliera cet incident.

Offrez-lui des activités
Il faut que votre proche vive une journée qui a du sens pour lui. Proposez-lui de faire une promenade plus tard, ou de vous aider à l’intérieur de la maison. : repas, tâches ménagères, jardinage, pâtisserie, préparer un goûter, regarder un film, des photos, jouer aux jeux de société, raconter ses souvenirs…

De manière générale, donnez-lui envie de rester
Plus votre proche se sentira bien chez lui et sera occupé, moins il pensera à dehors. Pensez à mettre en dehors de sa vue, les manteaux, les chaussures, les parapluies. Ainsi, il ne pensera pas à sortir s’il a tendance à les voir lors de ses déambulations.

Et ne pas laisser votre proche tout seul ?
Soyez réaliste deux secondes, forcément à un moment ou un autre votre proche sera tout seul, car vous devrez prendre une douche, ou encore tout simplement aller aux toilettes. En plus, cela voudra dire que vous devrez arrêter de travailler. Franchement, ce n’est pas une vie pour vous.

Et l’enfermer ?
Alors, là il s’agit de votre propre cas de conscience. Personnellement, je suis contre. Déjà parce que si un incendie ou une fuite de gaz se déclare, cela le met en danger. Ensuite, cela va renforcer son envie de fuir, puisqu’il y a un déni de la maladie. Pour quelle raison on l’enfermerait chez lui ? Il risque de paniquer, et crier à l’aide s’il se rend compte qu’il est emprisonné. J’ai eu un patient qui a fuit par la fenêtre du premier étage, il a glissé de la gouttière, a fini paraplégique et en fauteuil mécanique. Mon propre père s’enfermait parfois dans la salle de bain et oubliait qu’il avait fermé le verrou.

Optez plutôt pour la technologie
Si votre proche et encore s’orienter et raisonner pour la localisation gps de son téléphone portable ou mieux investissez dans le téléphone portable avec bouton de secours, ou encore dans un autre type de GPS.
Remarque : ce système existe aussi avec un périmètre de sécurité, ainsi votre proche a un minimum de liberté

Le bracelet d’identification
Je déteste ce terme, mais malheureusement c’est celui de vente. Offrez-en à votre proche en lui disant que c’est un bracelet d’amour pour lui signifier que vous êtes toujours auprès de lui et que votre numéro de téléphone est dessus, s’il a besoin de quoi que ce soit.

III – CATASTROPHE : MON PROCHE A FUGUÉ !

 

 Vous avez fait tout votre possible, mais cela est arrivé malgré vous. Que devez-vous faire ?

1- Inspecter l’ensemble de l’appartement.
Votre proche a peut-être simplement eu peur de vous, car il ne vous a pas reconnu. Du coup, il peut penser que vous êtes un étranger et s’être planqué dans un placard, ou une autre pièce de la maison. De plus, c’est normal s’il ne vous répond pas puisqu’il pense que vous êtes un intrus.

2- Appeler la police
Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer est toujours traitée comme une urgence. Vous les rappellerez quand vous l’aurez retrouvé pour vous excuser.

3- Des photos récentes
Elles peuvent aussi bien servir à la police, qu’au voisinage qui viendrait vous prêter main forte.

4- Garder une fiche descriptive
Age, sexe, taille, poids, caractéristiques physiques, groupe sanguin, traitement médical, dossier dentaire, besoins alimentaires… bref, listez tout ce qui peut être pertinent pour l’identifier

5– Fournir à la police un vêtement non lavé et porté
Cela aidera la brigade cynophile. Les spécialistes recommandent de le changer tous les mois afin de garder une odeur forte.

6- Listez les endroits qu’il avait l’habitude de fréquenter, ainsi que les adresses de ses précédents logements.
Il est fortement possible que votre proche erre dans un endroit connu, s’il ne s’est pas perdu en chemin. De plus, votre proche ne doit pas se déplacer très rapidement. En général, on les retrouve dans le quartier.

7- Garder à portée de main une liste de lieux dangereux
Il faudra les inspecter en priorité après les endroits connus. Cela peut être des ponts, des carrefours fréquentés, des criques, des lieux abandonnés, des passages souterrains….

8- Avertir le plus de personnes possibles de l’état de santé de votre proche
Ainsi, on peut le retrouver plus vite, surtout si votre proche à l’habitude de déambuler. Ne vous sentez pas juger de faire cette démarche. Les gens sont en général humains et peuvent se mettre à votre place.

 

 

Alzy récapitule pour vous :

– La fugue n’est pas aussi courante que cela pour les personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer, c’est les faits divers qui amplifient tout.

-Il existe des astuces à faire en amont, pour éviter que votre proche fugue

– Gardez toujours en tête que plus il sera occupé chez lui, moins il aura envie de voir l’extérieur.

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Comment faire si mon proche ayant Alzheimer ne sait plus se laver les dents ?

COMMENT FAIRE SI MON PROCHE AYANT ALZHEIMER NE SAIT PLUS SE LAVER LES DENTS ?

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L’avancée en âge peut rendre pénible la posture devant le lavabo pour le brossage des dents ou du dentier, mais cela demeure indispensable peu importe l’âge, car si une carie se profile cela peut se transformer en maladie cardiaque ou encore un AVC, un ulcère ou même un cancer.

Dans un premier temps, nous aborderons les signes de problèmes dentaires. Puis, dans une deuxième partie, nous vous aborderons les différents soins à réaliser pour une bonne hygiène dentaire. Afin pour conclure, nous vous donnerons quelques conseils pour l’aide au brossage adapté aux personnes vivants avec la maladie d’Alzheimer.

I – QUELS SONT LES SIGNES D’UN PROBLÈME DENTAIRE ?

 

 

Tout d’abord, la perte sémantique chez une personne vivant avec la maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée doit rester dans votre esprit, car il se peut que votre proche ne soit pas en mesure de vous l’exprimer efficacement. Voici, une petite liste de signes évocateurs.

– Votre proche refuse de manger, notamment les aliments froids ou chauds

– Des petites crispations apparaissent sur son visage

– Il ou elle ne veut pas mettre son dentier

– Son comportement change, la personne est plus anxieuse, gémit ou crie notamment à l’approche des repas

– Son sommeil est perturbé

– Il ou elle perd son engagement dans les actes de la vie quotidienne

– Il ou elle devient agressif/ive envers vous.

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II- QUELS SOINS À RÉALISER POUR UNE BONNE HYGIÈNE BUCCALE ?

Vous pouvez parfaitement adapter ce soin au goût de votre proche, Posez-lui la question.

 

 – Prévoyez plutôt un dentifrice salin, à l’argile ou au bicarbonate, ils sont plus doux. Et d’ailleurs, si votre proche est à un âge avancé c’est ce type de produits auxquels il ou elle est habitué(e)

 – Pour le bain de bouche, privilégiez celui à la propolis (antiseptique naturel) ou encore au clou de girofle (antibactérien naturel)

 – Utilisez de l’eau tiède salée ou de l’eau pétillante fraîche, selon ses goûts.

– Soyez vigilant(e) si votre proche a un traitement sédatif ou  antidépressif ces derniers peuvent créer de la sécheresse buccale.

 

III -COMMENT AIDER AU BROSSAGE UNE PERSONNE AYANT LA MALADIE D’ALZHEIMER OU UNE MALADIE APPARENTÉE ?

 

 

Une petite remarque avant tout : si votre proche vit avec la démence à corps de Lewy ou encore Parkinson ce n’est pas parce qu’il salive beaucoup que sa bouche est propre.

 

Si votre proche a un comportement inadapté en face de l’intrusion de la brosse à dents dans sa bouche, car il ou elle ne comprend pas votre geste, (une brosse ne se mange pas) essayez déjà cette astuce avant de passer à la suite.

Confectionnez-lui sucer des sucettes acidulées (au citron et à l’ananas), ou encore des bâtonnets glacés à l’eau citronnée. Faites le boire de l’eau  de temps à autre et passer doucement au brossage. 

 

Vous pouvez aussi masser doucement les lèvres et les mâchoires et demander à votre proche de faire des sons la bouche grande ouverte, ainsi son attention se focalisera sur autre chose que ce que vous faites

 

Si votre proche est dans les premiers stades de la maladie : rappelez-lui simplement de la faire ou mettez en place un séquençage pour les gestes à exécuter et faites, plusieurs fois le soin avec lui avant de le ou la laisser être autonome

 

Privilégiez une brosse à poils souples (sauf en cas de dépôts crouteux sur langue, d’ailleurs il n’est pas conseillé de la décaper, le geste est agressif, préférez le bain de bouche) La brosse doit aussi avoir un manche assez épais pour faciliter la préhension

 

– Lorsque la préhension deviendra trop compliquée, optez pour une brosse électrique, certes c’est un petit peu plus lourd, mais le temps de brossage est plus rapide. Bien sûr, il faut qu’elle puisse tolérer le bruit et la vibration

 

– Vous pouvez lui permettre de s’asseoir en face d’un miroir, vous vous placez derrière lui ou elle pour l’aider à se brosser les dents. Il ou elle vous voit faire cela l’angoisse moins.

 

-Si être debout, le ou la fatigue, prenez une chaise.

 

Laissez-la poser son coude sur un meuble pour lui éviter la fatigue du geste du brossage.

 

– Si c’est la pose du dentifrice le plus compliqué, utilisez un flacon à pompe de type pousse-pousse. C’est les dentifrices en tube qui tiennent debout.

Les dentiers doivent être nettoyés avec une brosse à prothèse afin d’obtenir une hygiène irréprochable

– Pour les pastilles désinfectantes (type polident ou autre) n’oubliez pas de rincer le dentier avant la pose le lendemain matin

Pas de trempage de dentier dans de l’eau classique sans produit toute la nuit, car l’eau favorise la prolifération des bactéries.

Pour éviter l’abimage du dentier n’hésitez pas à passer au nettoyage au-dessus du lavabo à moitié rempli d’eau avec un linge pour amortir le choc

– Finissez le soin avec l’applicage d’un baume à lèvres neutre, cela rend le moment plus confortable et vous profiterez d’une pause bisou toute douce.

Alzy récapitule pour vous :

– Une bonne hygiène bucco-dentaire est indispensable tout au long de sa vie pour être en bonne santé

– De nombreuses astuces peuvent aider votre proche lors du brossage

– N’oubliez pas de vérifier régulièrement l’état de sa bouche et de l’envoyer au dentiste y compris s’il ou elle a un dentier, car il peut parfois devenir trop grand à cause de la dénutrition.

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Qu’est-ce que la méthode montessori pour les personnes atteintes de troubles cognitifs ?

QU’EST-CE QUE LA MÉTHODE MONTESSORI POUR LES PERSONNES ATTEINTES DE TROUBLES COGNITIFS ?

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Avoir un proche vivant avec une maladie neurodégénérative, ce n’est pas facile tous les jours. On est souvent perdu, dépassé et on ne sait plus comment communiquer ou satisfaire ses besoins. Et souvent pour les aidants c’est le raz de marée sur leur vie qui d’ailleurs pour beaucoup d’ente eux, pensent que leur vie n’existe plus.

Or, il s’agit juste d’une adaptation à une nouvelle vie pour eux et pour leurs proches et c’est ce que permet la méthode Montessori.

I- DE MARIA MONTESSORI (1896) AU PROFESSEUR CAMERON CAMP (1990)

 

 

Maria MONTESSORI

 

Inventé en 1896 par Maria Montessori (1870-1952), première femme médecin d’origine italienne la pédagogie Montessori conçue pour des enfants, s’appuie sur l’observation, l’éducation sensorielle et l’épanouissement par l’activité qu’accomplissent les enfants de façon autonome.

Il est essentiel, selon elle de prendre en compte leurs besoins et leurs capacités : qu’aiment-ils faire, que sont-ils capables de faire ? Et de développer l’éveil du lien social aux autres.

L’environnement dans lequel ils évoluent doit permettre leur autonomie. C’est le même principe qui a été adapté par le professeur Cameron Camp pour les personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer.

 

 Professeur Cameron CAMP (1990)

 

Chercheur américain, de renommée mondiale dans le domaine du vieillissement, membre de la Gerotological Society of America, neuropsychologue, marié à une enseignante Montessori Cameron Camp est aussi le père d’une fille handicapée et scolarisée dans une école Montessori.

Il a eu l’idée d’adapter cette méthode aux personnes âgées, en particulier celles qui présentaient des troubles cognitifs après avoir observé pendant plusieurs jours les élèves de sa femme. Il s’est également appuyé sur des confrères afin de ne pas se faire biaiser par sa propre intuition

Maria Montessori et Cameron Camp, un but commun

 

Lutter contre la stigmatisation, remettre les besoins, les envies et les capacités préservées de la personne au centre de la prise en soin, quelques soient ses déficits.

En France, un des symptômes les plus répandus dans la maladie d’Alzheimer est : l’agressivité. Pourtant, cette dernière est principalement due à notre manière de faire notre prise en charge. Des études mondialement reconnues ont prouvé que mettre en place la normalisation par une adaptation de l’environnement permet la réduction de ce trouble du comportement.

Favoriser l’engagement des personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer au travers des activités et en leur rendant leur place dans la communauté permet également de réduire la médication progressivement.

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II- QUELS SONT LES PRINCIPES FONDAMENTAUX DE LA MÉTHODE MONTESSORI ?

– La liberté : laisser à la personne le choix de l’activité entre plusieurs proposées.

L’autodiscipline : utiliser l’autocorrection afin de permettre le perfectionnement de l’activité.

Le respect du rythme de chacun : Ne pas mettre de limite de temps pour l’activité

L’apprentissage par l’expérience : pas de  concept, au sens strict du terme, tout est rendu concret par la participation aux activités.

L’action en périphérie : Agir sur l’environnement pour mettre la personne dans des conditions permettant l’apprentissage.

 

III – LES 3 CLÉS DE LA RÉUSSITE À SUIVRE POUR FAIRE FONCTIONNER LA MAGIE MONTESSORI

1) Redonner à la personne du contrôle sur sa vie

 Laissez-la exprimer ses choix et respecter les

 2) Favoriser l’engagement dans les activités

 Proposer des activités avec du sens pour elle. Faire des activités est un besoin fondamental. Tout ce que vous faites de votre lever à votre coucher sont des activités à part entière

Astuce : posez-vous la question suivante : qui est la personne en face de vous ? (histoire de vie, goûts, habitudes,…)

  3) Redonner une place et un rôle au sein d’une communauté

 – Solliciter leur aide et leur participation (Voulez-vous m’aider ?)

– Permettez-leur de prendre tous ensemble des décisions en rapport avec la vie en communauté si vous êtes dans un établissement

 

Tout cela c’est possible, car :

 1) On s’appuie les capacités préservées

2) On adapte l’environnement

3) On devient des «facilitateurs»

 

 Le saviez-vous ?,  les bénéfices de la méthode Montessori sont multiples :

 

  • – 12 % de développement ou d’aggravation de la maladie
  • Valorisation et participation active de la personne atteinte d’une maladie avec des troubles cognitifs
  • Rétablissement d’une bonne communication
  • Diminution du stress environnemental
  • Amélioration des repères spatio-temporels
  • Diminution des déambulations nocturnes
  • Diminution des états dépressifs
  • Augmentation des capacités à communiquer, s’alimenter, se connecter au réel et de se sociabiliser

 

Alzy récapitule pour vous :

– La méthode Montessori pour les seniors est une adaptation de la méthode de Maria Montessori

 – Elle permet de redonner un rôle et une place dans la société à la personne atteinte de troubles cognitifs

 – Cette méthode est facile à mettre en place et permet sur le moyen et long terme de redonner confiance et autonomie à votre proche

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Qu’est-ce que l’APA ?

QU’EST-CE QUE L’APA ?

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Avoir un proche en perte d’autonomie et qui progressivement dépendant n’est jamais facile. Au fur et à mesure de l’évolution de la perte d’autonomie, les coûts associés à celle-ci augmente et donc, on finit fatalement par chercher des aides afin de compenser les charges. Parmi ces aides on peut citer la PCH, l’APL, l’ASH, l’assurance dépendance ou encore l’APA. Mais qu’est-ce que l’APA ? Que permet-elle de financer ? Quelle est la différence entre l’APA et la PCH ?

I – QU’EST-CE QUE L’APA ?

 

 

DÉFINITION

L’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) est une prestation financière pour les seniors à partir de 60 ans (jusqu’à plus de 95 ans) et qui sont en perte d’autonomie.

Ce sont des personnes dépendantes ayant besoin d’aide pour accomplir les actes de la vie quotidienne ou dont l’état exige une surveillance régulière.

LES FORMES DE L’APA

Il existe deux formes d’APA :

– l’APA à domicile

– l’APA en établissement

QUELLES SONT LES CONDITIONS POUR OBTENIR L’APA ?

Pour en bénéficier il faut :

– Être âgé de 60 ans au minimum

– Résider en France de façon stable et régulière

– Avoir un GIR 1,2, 3 ou 4

NB : Le GIR correspond au degré de perte d’autonomie de votre proche. Il est évalué à l’aide de la grille AGGIR par le conseil départemental.

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II- QUE PERMET DE FINANCER L’APA ?

L’allocation personnalisée d’autonomie à domicile facilite le paiement :

 – des prestataires d’aide à domicile : ménage, portage des repas

 – du matériel : barres d’appui, téléassistance, matériel non couvert par l’assurance maladie…

– des fournitures d’hygiène : protections anatomiques, gants, charlotte avec shampooing intégré…

– des travaux pour l’aménagement du logement : remplacement baignoire par douche à l’italienne

– l’accueil temporaire, à la journée ou avec hébergement

– les dépenses de transport

– les solutions de répit :   accueil familial, baluchonnage.

 

Remarque : la notion de domicile regroupe plusieurs solutions : personne âgée chez elle ou hébergé chez un proche, l’hébergement à titre onéreux en famille d’accueil ou une résidence service ou Ehpad de moins de 25 places

NDLR : si vous avez besoin d’une aide d’urgence. Le conseil départemental peut vous octroyer une APA d’urgence pour une durée de 2 mois en attendant l’élaboration du plan d’aide personnalisé de votre proche.

 

L’APA en établissement aide au financement du :

 

– tarif dépendance de l’établissement de votre proche. Il couvre les aides apportées à votre proche pour compenser sa perte d’autonomie. Il sert aussi à payer une partie du salaire des aides-soignants et des aides médico-psychologiques ainsi que les protections pour incontinence…

 

Remarque : les tarifs sont fixés chaque année par le président du conseil départemental, c’est ce qui explique la différence de montant d’un département à un autre.

 

Imposition

L’allocation personnalisée d’autonomie est exonérée d’impôt. Cependant, en cas d’APA à domicile, vous pouvez déclarer votre reste à charge et bénéficier du crédit d’impôt.

 

L’APA n’est pas récupérable sur la succession du bénéficiaire ni si sa situation financière s’améliore de son vivant.

 

Remarque : l’APA n’est pas cumulable avec :

– l’allocation simple d’aide sociale pour les personnes âgées

– les aides des caisses de retraite

– l’aide financière pour rémunérer une aide à domicile

– la prestation de compensation du handicap (PCH)

– la Majoration pour aide constante d’une tierce personne

– La Prestation complémentaire pour recours à tierce personne (PCRTP). Cependant, la personne qui a la PCRTP peut déposer un dossier de demande d’Apa pour pouvoir ensuite choisir entre ces 2 allocations celle qui lui convient le plus.

III – QUELLE EST LA DIFFÉRENCE ENTRE L’APA ET LA PCH ?

DIFFÉRENCE N° 1 : LA DÉNOMINATION DE LA PRESTATION

La PCH (prestation de compensation du handicap) est une prestation destinée aux personnes qui ont besoin d’une aide dans la réalisation des actes de la vie quotidienne à cause d’un handicap.

L’APA (allocation personnalisée d’autonomie) est faite pour couvrir en totalité ou en partie les dépenses liées à la perte d’autonomie des seniors de plus de 60 ans 

 

DIFFÉRENCE N° 2 : L’ÂGE

Pour la PCH, il faut :

avoir moins de 60 ans lors de la première demande et avoir un  handicap qui répond aux critères d’attribution de la PCH au moment de la demande 

 

– ou avoir un handicap qui répondait avant 60 ans aux critères d’attribution de la PCH 

 

Pour l’APA

Il faut être âgé de 60 ans et plus.

 

DIFFÉRENCE N° 3 : LES REVENUS

Pour la PCH

Toutes les personnes handicapées éligibles peuvent en bénéficier, quels que soient leurs revenus.

 

Pour l’APA

Toutes les personnes âgées de 60 ans éligibles peuvent en bénéficier, quels que soient leurs revenus, mais au delà de 816,65 euros par mois (tarif 2022) , une partie des dépenses est à charge

 

DIFFÉRENCE N° 4 : LES PRESTATIONS

Pour la PCH

Les heures d’aide à domicile financées dans le cadre de la PCH ne peuvent pas servir pour la réalisation du ménage, des courses et pour l’entretien du linge

 

Pour l’APA

Les aides à domicile intervenant dans le cadre de l’APA peuvent effectuer des tâches ménagères ou les courses que vous êtes dans l’incapacité de réaliser.

 

DIFFÉRENCE N° 5 : DÉDOMMAGEMENT AIDANT FAMILIAL

 

Pour la PCH

Oui, un dédommagement  de 4,24 € (montant 2022) par heure d’aide est accordé dans le cadre du plan d’aide et identifiée comme étant apportée par l’aidant familial. Ce dédommagement est de 6,36 € pour les aidants qui stoppent ou réduisent leur temps de travail.

 

Les aidants familiaux dédommagés sont :

– le conjoint

– le concubin ou la personne avec laquelle la personne a conclu un PACS.

Jusqu’au 4e degré de la personne handicapée ou de l’autre membre du couple :

 

– l’ascendant : parents et grands-parents

– le descendant : enfants et petits-enfants

– le collatéral : frères, sœurs.

Pour l’APA

Non. Vous ne pouvez pas être dédommagé pour l’aide que vous lui apportez.

 

Alzy récapitule pour vous :

– L’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) est une prestation financière pour les seniors à partir de 60 ans (jusqu’à plus de 95 ans) et qui sont en perte d’autonomie

– Il existe une APA à domicile et une APA en établissement

– L’APA est exonérée d’impôt

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Qu’est-ce que l’obligation alimentaire ?

QU’EST-CE QUE L’OBLIGATION ALIMENTAIRE ?

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La vie est faite de plein d’aléas plus ou moins difficiles, selon les situations de chacun. Il est possible qu’un jour votre parent ou proche famille ne puisse plus subvenir à ses besoins essentiels et c’est là que va intervenir l’obligation alimentaire.

Dans une première partie nous définirons l’obligation alimentaire et ses missions. Ensuite, dans une seconde partie nous aborderons le terme d’obligé alimentaire. Et pour conclure nous parlerons du calcul et des avantages fiscaux de l’obligation alimentaire.

I – QU’EST-CE QUE L’OBLIGATION ALIMENTAIRE ?

 

 

DÉFINITION

L’obligation alimentaire est une charge inscrite dans l’article 205 du code civil. Il est mentionné la phrase suivante :
« les enfants doivent des aliments à leurs pères et mères ou autres ascendants qui sont dans le besoin ».

À QUOI SERT L’OBLIGATION ALIMENTAIRE ?

Le versement de la pension par l’obligé permettra de couvrir certains frais de votre proche dans le besoin. Parmi lesquels, on retrouve :

– le loyer en cas de maintien à domicile

– les frais d’hébergement si votre proche est placé

– les frais alimentaires y compris les repas de restauration collective

– les vêtements

– les produits pharmaceutiques non remboursés par la sécurité sociale ou la mutuelle

– les soins médicaux : consultation et séances de spécialistes, service à domicile

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II- QUI EST CONSIDÉRÉ COMME UN OBLIGÉ ALIMENTAIRE ?

des collectivités. La dénomination « obligé alimentaire » identifie les personnes qui ont le devoir d’obligation alimentaire envers un parent proche, cela concerne :

– les conjoints mariés. Article 203 du code civil

– les enfants, les petits-enfants et arrières petits-enfants qui sont les obligés de leurs parents ou autres aïeuls ne pouvant plus subvenir à leurs besoins. Article 205 du code civil

– les gendres et les belles-filles mais l’aide cesse lorsque le ou la conjointe et les enfants des assistés sont décédés. Article 206 du code civil

– L’adopté simple est obligé alimentaire de ses parents adoptifs et biologiques

 

Remarque : l’expatriation des membres de la famille n’annule pas l’obligation alimentaire

 

EXISTE-T-IL DES EXCEPTIONS ?

 

Oui. L’enfant des parents dans le besoin peut effectivement être exempté de l’obligation alimentaire si :

 

– le parent a été déchu de son autorité parentale

– l’enfant a été accompagné par l’Aide Sociale à l’Enfance (si le parent n’a pas remboursé ultérieurement ses dettes au département)

– l’enfant a été soustrait à ses parents pendant au moins 36 mois cumulés avant sa douzième année

– l’enfant est un adopté simple à l’égard de ses parents biologiques, et  a reçu le statut de pupilles de l’État

– l’enfant a été adopté de façon plénière à l’égard de ses parents biologiques.

– l’obligé alimentaire n’a pas les ressources financières suffisantes

– l’obligé accueille gratuitement à son domicile le proche en difficulté

III – COMMENT EST CALCULÉE L’OBLIGATION ALIMENTAIRE ?

AU NIVEAU DE L’AIDE ALIMENTAIRE

Son montant n’est pas rigoureusement encadré dans la loi, il s’agit plutôt d’un commun accord entre l’ascendant et le descendant.

NB : si le senior en difficulté effectue des démarches pour obtenir une aide sociale à l’hébergement, ou toute autre aide qui pourrait être apporté par le soutien familial, la personne en difficulté doit donner les noms de ses obligés et les montants de leurs participations.

 

En cas de litige, c’est le juge des Affaires Familiales du tribunal judiciaire qui confirme le besoin du senior et le montant de l’aide financière demandée aux obligés alimentaires.

 

AU NIVEAU DU PLACEMENT EN MAISON DE RETRAITE

Si les ressources de votre aîné sont insuffisantes pour couvrir les frais d’hébergement, il peut faire une demande d’aide sociale à l’hébergement (ASH) et dans ce cas c’est le conseil départemental qui fixant le montant qui est déterminé par 4 critères :

 

– la composition familiale : le nombre de personnes au sein de la cellule familiale

 

– les ressources : les salaires, rentes, pensions, revenus immobiliers, épargne…

 

– les différentes charges existantes dans la famille

 

– le barème départemental : certains départements fixent le barème de l’obligation alimentaire et le taux de participation, selon le lien de parenté.

 

QUELS SONT LES AVANTAGES FISCAUX ?

L’obligation alimentaire est déductible des revenus imposables de l’obligé. Pour cela, il faut fournir les justificatifs des différents versements.

Le calcul de la déduction dépend de la situation du bénéficiaire de l’obligation:

 

– Le parent âgé est dans le besoin : l’enfant peut déduire une somme forfaitaire de 3 592 € de ses revenus imposables de 2021

 

Si l’ascendant recueilli est titulaire de la carte d’invalidité à 80%, vous pouvez :

Soit déduire une pension alimentaire

 

Soit considérer votre ascendant comme personne à charge et bénéficier d’une augmentation du nombre de parts pour le calcul de votre impôt.

– Si les ressources de l’ascendant de plus de 75 ans sont inférieures ou égales à l’allocation de solidarité aux personnes âgées (10 881,75 € pour une personne seule et 16 893,94 € pour un couple, en 2022 pour les revenus de 2021 l’enfant peut réduire de ses revenus une somme forfaitaire de 3 592 euros.

 

Remarque : si votre proche vit avec vous, vous pouvez déduire de vos revenus et sans justification une somme forfaitaire (3 592 € en 2022 pour l’année 2021). Vous devez juste pouvoir justifier des ressources insuffisantes de l’ascendant. Cette déduction est possible pour chaque ascendant recueilli sous votre toit.

 

Alzy récapitule pour vous :

– L’obligation alimentaire est un devoir inscrit par loi dans le code civil

– Elle est déductible des impôts à condition de fournir les justificatifs

– L’obligé familial en cas de difficulté peut demander à un juge des affaires familiales, la réduction ou la suppression de l’obligation alimentaire

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