Quelles sont les causes possibles d’amaigrissement des seniors ?

QUELLES SONT LES CAUSES POSSIBLES D’AMAIGRISSEMENT DES SENIORS ?

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Nous avons tous dans nos connaissances un senior qui mange de moins en moins. La raison qu’ils invoquent est l’absence de faim et qu’ils n’ont plus l’appétit d’ogre de leurs jeunes années.

Cependant, il y a parfois d’autres raisons à la perte de poids. Dans tous les cas, sachez que cela est un motif de consultation médicale, car il peut y avoir un problème de santé sous-jacent.

 

Dans une première partie, je vous donnerais les causes possibles d’amaigrissement. Puis, dans une seconde partie, les conséquences peuvent engendrer l’amaigrissement. Avant de conclure sur quelques conseils pour contrer l’amaigrissement.

I – QUELLES SONT LES CAUSES POSSIBLES DE L’AMAIGRISSEMENT ?

 

 

Les causes possibles de perte de poids sont multiples. En voici une petite liste non exhaustive.

  • L’avancée en âge

Ce n’est pas une excuse inventée par nos ainés lorsqu’on remplit bien leur assiette. Effectivement, avec l’âge ils ont moins faim ce qui lié à une modification de l’organisme.

Cependant, ce qui est une idée reçue c’est le fait que nos ainés ont besoin de moins manger. Leur métabolisme est ralenti et ils ont besoin de plus d’énergie pour faire le même mouvement qu’une personne plus jeune y compris pour lutter contre les maladies et infections.

  • Les médicaments

Les effets secondaires de certains médicaments (comme les analgésiques opioïdes, les antidépresseurs, les antibiotiques, les médicaments contre le diabète de type 2, les médicaments pour le cœur ainsi que certains traitements contre le cancer peuvent entrainer une perte d’appétit lorsqu’ils sont pris avant les repas. Rapprochez-vous de votre médecin traitant si vous contestez ce problème.

  • Des difficultés pour préparer le repas

Préparer un repas c’est sport ! Et avec l’avancée en âge cela peut devenir compliqué. En plus de rester debout parfois longtemps, il faut attraper les ustensiles en hauteur, surveiller la cuisson, préparer les aliments, se souvenir de la recette, aller chercher les aliments dans le réfrigérateur ou même faire avant les courses. Un senior peut vite s’épuiser. Alors, imaginez la même chose si la personne souffre de troubles neurocognitifs(TNC)

  • Des troubles de la mémoire et désorientation

Les personnes souffrant de TNC perdent leurs repères temporels et donc, elles ne savent plus s’il est l’heure de manger ou bien si elles ont déjà mangé ou bien mangé plusieurs repas.

  • Des troubles de la coordination

La coordination est indispensable pour effectuer certains gestes comme par exemple couper, éplucher, émincer, hachés certains aliments et des pathologies (arthrose, rhumatismes, maladie d’Alzheimer…) peuvent rendre difficile les tâches à accomplir pour préparer un repas.

  • Les problèmes dentaires

C’est une raison évidente à laquelle on ne pense pas toujours, mais un souci bucco-dentaire peut empêcher une prise d’alimentation correcte (problèmes gingivaux, dents qui se déchaussent, carie, dentier plus adapté…). Cela peut être aussi des aliments qui deviennent compliqués à mâcher en raison de leur dureté (le pain, les pommes, le chocolat…)

  • Des troubles de la déglutition

Les troubles moteurs, les troubles praxiques, et les troubles cognitifs peuvent entraîner des troubles de la déglutition. La personne peut avaler sans mâcher, oublier de mâcher, ou bien oublier d’avaler du liquide ce qui peut entrainer une fausse route. À partir de là, la personne peut avoir peur de prendre ses repas.

  • La dépression

La dépression chez les seniors existent et elle est souvent mal diagnostiquée. Et bien sûr, les envies diminuant, manger ou avoir le plaisir de manger peut diminuer aussi.

  • L’état de santé

Lorsque l’on est malade, on n’a pas faim. Il faut donc veiller aussi à écarter cette possibilité. D’ailleurs, c’est en général la première qui vient à l’esprit.

  • L’isolement social

Manger seul ou n’avoir aucun lien social dans son quotidien peut entrainer des troubles de l’alimentation. Quel plaisir  peut-on trouver seul en face d’un plateau repas ?

  • La perte de goût et d’appétit

Les seniors souffrant de perte de goût ont une baisse de l’appétit. La perte de goût chez les personnes âgées est un phénomène naturel, lié au vieillissement des organes sensoriels. Il existe cependant différents degrés d’intensité qui peut être amplifié par des causes extérieures, notamment les médicaments.

  • Les problèmes gastriques et digestifs

 

La constipation causée par les effets secondaires médicamenteux ou une mauvaise nutrition altère la sécrétion d’enzymes et cause l’atrophie de la muqueuse gastrique.

 

  • La précarité

 

On y pense pas toujours, mais le coût de la vie augmente et les pensions de retraite ne suivent pas toujours le mouvement, donc les seniors peuvent amenés à sacrifier certains aliments en raison de leurs prix de vente. C’est souvent le cas de la viande rouge ou du poisson.

Remarque : bien que rien ne remplace l’avis médical du médecin traitant, vous pouvez remplir le test MNA de la Haute Autorité de Santé( HAS) si vous pensez que votre proche est en possible situation de dénutrition.

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II- QUELLES SONT LES CONSÉQUENCES DE L’AMAIGRISSEMENT ?

Un déséquilibre alimentaire peut devenir gravissime chez un senior. Votre proche peut tomber dans une sarcopénie sévère. Il ne faut jamais prendre à la légère ce phénomène, même si cela peut entraîner quelques remous entre votre proche et vous.

 

La dénutrition peut engendrer :

 

– Une faiblesse générale en raison des carences. Cette faiblesse rend plus fragile et peuvent provoquer des chutes qui vont entrainer une perte d’autonomie précoce.

 

– Le déséquilibre alimentaire peut affecter la marche, la digestion ou des problèmes cutanés tels que les escarres et rendre difficile la cicatrisation en cas de blessure.

 

– Les fausses routes à répétition peuvent créer une anorexie mentale qui se traduit par une perte d’appétit ou l’incapacité à ingérer des aliments ou un refus d’alimentation.

III – CONSEILS POUR LUTTER CONTRE L’AMAIGRISSEMENT

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De simples astuces au quotidien peuvent permettre d’anticiper l’amaigrissement chez un senior et pour cela il faudra agir sur plusieurs facteurs : l’alimentation, l’activité physique et les aides technologiques

 

  • L’alimentation

 

– Il faut veiller à ce que la quantité nécessaire d’aliments soit présente dans le réfrigérateur ou les placards.

 

– Que l’assiette composée est nutritionnellement adaptée.

 

– Le plaisir passe aussi par les yeux : alors essayer de bien présenter en utilisant par exemple des moules, des emporte-pièces, des assiettes colorées.

 

– Vous pouvez également diviser les 3 repas principaux en plusieurs plus petits.

 

– N’oubliez pas les protéines indispensables à chaque repas

 

– Utilisez des épices et des aromates pour relever les goûts de vos plats

 

– Si cela vous prend trop de temps, optez pour le portage de repas à domicile

 

  • Sur le plan physique

 

– On opte pour une activité physique adaptée

– On maintien le lien social au maximum

– On fait de petites promenades pour s’ouvrir l’appétit

 

  • Les aides technologiques

 

Il existe une grande quantité de solutions domotiques qui peuvent aider votre proche. Que cela soit :

 

– Le déplacement de votre proche qui est analysé afin de savoir s’il se rend à la cuisine

– L’enceinte connectée qui lui rappelle l’heure des repas

– Les alarmes sur son téléphone ou votre appel pour lui rappeler qu’il faut manger

– l’accompagnement de son repas par un étudiant infirmier ou aide-soignant

– Ou encore les applications pour smartphone qui permettent de faire la gestion de poids

Alzy récapitule pour vous :

Avec l’âge, une perte de poids d’environ 200 g par an est considérée comme normale. Si celle-ci atteint ou dépasse 10 % en six mois, elle doit faire l’objet d’une prise en charge

 

– Le fait qu’un senior mange moins ne signifie pas que l’apport nutritionnel doit changer, bien au contraire

 

En plus d’agir sur l’alimentation il est indispensable d’avoir une activité physique adaptée pour éviter les chutes et maintenir la masse musculaire

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Comment lutter contre la sarcopénie ?

COMMENT LUTTER CONTRE LA SARCOPÉNIE ?

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Ce terme est peut-être inconnu pour vous, cependant il est fort probable que votre proche soit touché. Ce trouble est encore rarement cité et peu connu pourtant il engendre la perte d’autonomie chez de nombreux seniors. La qualité de vie de nos aînés serait meilleure si ce facteur de perte d’autonomie était mieux pris en charge.

Dans une première partie, je définirais la sarcopénie et comment elle aggrave le risque de dépendance. Puis, dans une seconde partie je vous parlerais du dépistage de la sarcopénie. Et pour conclure, je vous donnerais quelques pistes pour éviter cette dernière.

I – QU’EST-CE QUE LA SARCOPÉNIE ?

 

 

Facteur de perte d’autonomie qui touche 25% des plus de 70 ans et 50% des plus de 80 ans. La sarcopénie est évoquée sous d’autres noms tels que : « affaiblissement lié  à la vieillesse » ou « conséquence de la dénutrition ». La sarcopénie est un véritable problème de santé bien qu’elle soit parfois considérée comme une simple normalité.

DÉFINITION

La sarcopénie est la baisse progressive et généralisée de la masse musculaire(MM), de la force et de la performance physique chez les seniors. On estime que la sarcopénie multiplie le risque d’ostéoporose par 12, celui de chute par 2 et de fracture par 2,7″, résume le Professeur Jean Yves Reginster de l’université de Liège.

À partir de 30 ans, tous les individus perdent 3 à 8% de tissus musculaires tous les 10 ans. Donc, en calculant, nous arrivons à près de 50 % à 80 ans. La faiblesse musculaire se fait sentir à partir de 50 ans.

Remarque : il faut aussi compter dans les chiffres les personnes alitées qui perdent en moyenne presque 2% de MM par jour.

COMMENT LA SARCOPÉNIE AGGRAVE LA DÉPENDANCE ?

Sachant que la sarcopénie entraine la perte de MM et de la force musculaire, les conséquences ne sont pas difficiles à trouver. Au quotidien, nos muscles nous permettent de nous tenir en équilibre, se déplacer, de nous lever, de soulever des charges, de porter nos achats alimentaires, mais aussi à ne pas être essoufflé à chaque mouvement, car vos muscles sont des catalyseurs d’énergie et consomment de l’oxygène. Pensez à votre cœur lors d’une séance de sport par exemple.

En y réfléchissant, moins on a de muscles plus on se fatigue vite. Donc, la personne sarcopénique se fatiguera plus vite. Plus de fatigue entraine moins de mouvement et moins de mouvement plus de sarcopénie. Un vrai cercle vicieux.

Au quotidien les répercussions peuvent être :

– Plus de difficultés à se déplacer

– Plus de difficultés à porter des casseroles ou poêles pour faire à manger

– Plus de difficultés à tenir debout pour se laver ou s’habiller

– Plus de difficultés à aller chercher son courrier et donc gérer les factures

– Plus de difficultés à se lever et donc répondre au téléphone dans les temps

Vous avez probablement déjà entendu les fameuses phrases «  tu verras quand tu auras mon âge » ou le « je n’ai plus 20 ans » De plus, le senior qui perd son autonomie peut en venir à déprimer, car il devient moins actif et ses soucis de déplacement vont impacter ses loisirs.

Nos muscles servant à notre équilibre, le risque de chute s’accentue que cela soit lors d’un déplacement ou juste en se levant d’une chaise. Et là, le côté « petite glissade comme le disent nos seniors » peut être grave : fracture, commotion, entorse, voir décès.

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II- COMMENT REPÉRER LA SARCOPÉNIE CHEZ SON PROCHE ?

Même s’il est « normal » de vieillir, ce n’est pas une raison pour laisser la sarcopénie s’aggraver, car elle est facilement repérable.

 

Voici une petite liste :

 

– Votre proche a une vitesse de marche qui diminue

– Votre proche s’essouffle rapidement dans sa vie quotidienne

– Votre proche à la sensation de manquer de force (porter ses courses, une casserole, ouvrir un bocal…)

– Votre proche a des difficultés à se lever d’une chaise

 

NB : cela peut aussi être le signe d’un souci cardiaque, n’hésitez pas à échanger avec votre médecin traitant sur le sujet.

III – COMMENT ÉVITER LA SARCOPÉNIE ?

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  • Une alimentation adaptée

 

Une alimentation mal contrôlée est désastreuse sur la masse musculaire. D’ailleurs, la plupart des seniors sont sous-alimentés ou dénutris. La cause principale est que la sensation de faim diminue avec l’âge et donc le senior à tendance à réduire son apport calorique avec des portions bien plus petite. Alors que c’est le contraire qu’il faudrait faire notamment au niveau des protéines qui aident à constituer et maintenir la masse musculaire.

 

Avec l’âge, les besoins énergétiques augmentent de 15 % à 20 % et ceux en protéines augmentent de 20 % (soit 1 à 1,2 g/kg/jour) ! Les seniors de plus de 70 ans devraient consommer au moins 0,8 g de protéines par kilogramme de poids corporels par jour (0,8 g/kg/j).

 

Il est fort probable que votre proche vous dit qu’il n’a pas faim ou refuse de manger plus. Vous allez donc devoir tricher pour augmenter la quantité de protéines :

 

– Dans les sauces : mettez de la crème fraîche, du lait (liquide ou en poudre), ou un œuf entier

– Dans les pâtes, les gratins, la purée : ajoutez du fromage et accompagner cela de viande et de sauce. Utilisez plutôt des céréales complètes.

– Dans la soupe: ajoutez du fromage râpé, de la crème fraîche, du lait en poudre, de la vache qui rit (ou d’autres fromages du même type). Vous pouvez également proposer à votre proche de manger un morceau de fromage après ou d’étaler du beurre ou du fromage à tartiner sur leur tartine pour faire trempette. Il vous reste aussi les vermicelles ou encore les croûtons

 

Remarque : vous pouvez aussi fractionner les repas, ou optez pour l’apéro dinatoire ou encore du manger main si votre proche a des troubles neurocognitifs.

 

Il est également aussi important de faire prendre de la vitamine D à votre proche afin d’avoir des os plus forts.

 

 

Il existe de nombreux exercices pour augmenter la force et la masse musculaire. C’est souvent des exercices d’endurance adaptés aux capacités de votre proche évidemment. La difficulté croit au fur et à mesure.

De plus, faire du sport ouvre l’appétit donc c’est bénéfique pour lutter contre la sarcopénie.

 

Le Programme National Nutrition Santé (PNNS), lancé en 2001 conseille au moins l’équivalent de 30 minutes de marche rapide chaque jour. Si cela n’est pas possible, il est conseillé de faire cela par périodes de 10 minutes au moins.

 

 

Que faire si votre proche ne veut pas faire de sport ?

 

Commencez par l’alimentation. Ensuite, vous pouvez lui proposer des petites marches où vous augmenter le temps au fur et à mesure. Vous pouvez également garer la voiture de plus en plus loin pour faire vos déplacements, mais il risque de s’en rendre compte.

Faire du sport seul peut être ennuyeux, pensez aux clubs ou aux activités dans les associations.

Alzy récapitule pour vous :

– La sarcopénie est la baisse progressive et généralisée de la masse musculaire(MM), de la force et de la performance physique chez les seniors

– Au quotidien, nos muscles nous permettent de nous tenir en équilibre, se déplacer, de nous lever, de soulever des charges, de porter nos courses, mais aussi à ne pas être essoufflé à chaque mouvement

– Les seniors de plus de 70 ans devraient consommer au moins 0,8 g de protéines par kilogramme de poids corporel par jour (0,8 g/kg/j)

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Comment accompagner un proche vivant avec Alzheimer dans la gestion de son budget ?

COMMENT ACCOMPAGNER UN PROCHE VIVANT AVEC ALZHEIMER DANS LA GESTION DE SON BUDGET ?

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C’est un des signes d’alerte de la maladie d’Alzheimer et ce dernier peut survenir relativement tôt, j’ai nommé : la gestion budgétaire. En effet, une personne vivant avec des troubles neurocognitifs (tnc) perd progressivement son aptitude à la gestion budgétaire et administrative.

Assez vite des erreurs de calcul surviennent, ou encore l’oubli de payer certaines factures, voir apparaît un endettement. Et tout cela, c’est compter le fait que votre proche peut être une proie facile pour des personnes mal attentionnées. Cela génère beaucoup d’angoisse chez les aidants.

Dans une première partie, je vous vous expliquerais comment détecter si votre proche est encore apte à gérer son budget. Puis, dans une seconde partie, je vous dirais comment aborder ce sujet avec votre proche. Et pour conclure, je vous dirais tout ce que vous pouvez anticiper à cause de l’évolution de la maladie.

I – COMMENT DÉTECTER SI MON PROCHE EST APTE À TENIR SON BUDGET ?

 

 

C’est une activité indispensable afin de ne pas se retrouver en mauvaise posture et votre proche vivant avec la maladie d’Alzheimer va rencontrer rapidement des difficultés dans la tenue de ses comptes, parfois dès le début de la maladie. Voici, quelques signes d’alerte pouvant vous mettre la puce à l’oreille :

– Votre proche fait des achats impulsifs et coûteux qui ne sont pas des dépenses habituelles

– Le porte-monnaie, portefeuille, les cartes de crédits et les chéquiers ont été perdus de nombreuses fois

– Votre proche ne se souvient pas ou rarement du code confidentiel de ses cartes bancaires

– La valeur de l’argent est altérée et votre proche ne se rend plus compte des différents montants

– Votre proche a des soucis pour additionner et payer en monnaie

– Votre proche a payé des réparations qui ne sont pas des coûts habituels

– Les factures ont reçu plusieurs rappels et  s’amoncellent sur un coin de meuble

– Le banquier a déjà appelé pour signaler des mouvements suspects sur le compte

– Votre proche vous demande d’aller au distributeur de plus en plus souvent

– Votre proche délaisse la monnaie au profit des billets

– Votre proche achète ou s’abonne régulièrement des choses dont il n’a pas besoin et ne s’en souvient pas

– Votre proche parle de nouveaux en francs ou anciens francs. De manière générale, il compte avec la valeur de la monnaie qu’il a connue plus jeune

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II- COMMENT ABORDER LE SOUCI DE GESTION BUDGÉTAIRE AVEC VOTRE PROCHE ?

Aborder le sujet des finances avec son proche n’est pas facile et, cela peu importe son état de santé, car cela va le mettre en face de ses difficultés et vous êtes l’enfant, c’est à lui de prendre soin de vous et pas l’inverse. Cependant, il est possible de parler de finances si vous respectez quelques points :

 

-Attention aux demandes multiples

 

Votre échange va être riche en émotion des deux côtés et le but c’est que cela se passe au mieux, donc ne bombardez pas votre proche de multiples questions ou demandes sur le pourquoi du comment dans la même conversation. Sa concentration est limitée et il n’est pas conscient de sa maladie.

 

– Du tact et de la douceur

 

Aborder le sujet le plus tôt possible. Vous aurez plusieurs échanges, car le déclin cognitif fera que vous devrez répéter les informations plusieurs fois. N’oubliez pas que le but n’est pas de l’accabler, mais de l’aider avec tout l’amour qui caractérise votre relation.  Dites-lui que vous savez qu’il a travaillé très dur tout au long de sa vie pour avoir son argent et que vous voulez juste être certain qu’il ne manquera de rien.

Rappelez-lui aussi que vous ne voulez pas tirer un quelconque profit de la situation.

 

– Impliquez-le, si c’est encore possible

Avoir un sentiment de contrôle sur sa vie, c’est primordial à tout être humain y compris votre proche. S’il en a encore les capacités, impliquez –le dans le processus de gestion. Dès que bien sûr vous, aurez réussi à faire le tour pour avoir une bonne vision de la situation. La règle à retenir est la suivante : ne faites rien pour lui, sans lui.

 

III – QUE METTRE EN PLACE POUR AIDER VOTRE PROCHE AU QUOTIDIEN ?

– De l’organisation

Proposez à votre proche de ranger l’ensemble de ses papiers dans un endroit spécifique. Ainsi, il serait plus facile de les trouver.

Optez pour des pochettes ou classeurs de différentes couleurs pour classer les documents par type. N’oubliez pas de noter sur le recto du contenant et sur sa tranche de quoi il s’agit.

Utilisez des majuscules simples et sans fioritures.

Faites des photocopies ou des scans de chaque document. Ainsi lorsque la maladie évoluera vous pourrez transmettre les documents nécessaires à la personne qui gérera le budget.

Demandez à votre proche de mettre de côté, chaque nouveau document qu’il reçoit afin de le ranger avec lui et vous pourrez jeter un coup d’œil aux incohérences éventuelles

 

Voici une petite liste des documents à rassembler :

– Papiers d’identités

– Titre de propriété

– Relevés bancaire

– Les différents contrats et leurs conditions

– Les identifiants des comptes bancaires

– Les bulletins de paie, rente, pensions, impôts…

– Les factures diverses : téléphone, eau, électricité, loyer, matériels techniques, électroménager, objets sous garantie…

 

– Des documents faciles d’accès chez vous

Garder toujours à portée de main tout ce dont vous pourrez avoir besoin, je pense notamment au numéro d’opposition pour les cartes bancaires, le chéquier ou le récépissé du passeport ou de la carte nationale d’identité afin de les faire refaire facilement.

 

– Appel à la banque

Mettez en place, ou vérifier que votre proche possède un mandataire sur son compte. Assurez-vous que la personne est digne de confiance, évidemment. Et votre banquier est obligé de tenir le secret professionnel, n’hésitez pas à le prévenir de la maladie de votre proche ainsi en cas de problème, il sera plus souple. Il veillera également à la gestion du compte plus étroitement

 

– Mettez en place des paiements de factures automatiques

La gestion financière va devenir de plus en plus compliquée au fil du temps pour votre proche et donc, il y aura forcément des oublis de facture, ou il peut aussi payer deux fois la même facture. Si vous optez pour le paiement automatique, cela facilitera sa vie et votre gestion à distance. Bien entendu, parlez-en d’abord avec lui.

 

Remarque : N’oubliez pas que votre proche ne vit pas forcément en harmonie avec le monde « connecté » et utilisent les anciens moyens de paiements traditionnels. De plus, avec l’avancée en âge arrive la perte de mobilité, la baisse de la vue, la perte de sensibilité des mains et les tremblements.

 

Attention aux fraudes

C’est ce qu’on redoute le plus lorsque l’on est un aidant, que notre proche soit victime d’une arnaque financière. Soyez attentif aux stratagèmes fréquents : renouvellement carte vitale, jeux-concours divers, gagnant de loterie, phishing divers en boite mail, démarchage téléphonique ou  à domicile par exemple : vente de calendrier ou dons à des associations en faveur des enfants. Toutes les banques peuvent mettre en lace un contrôle et configurer le compte bancaire pour le protéger des fraudes.

Remarque : gardez à l’esprit que votre proche peut accepter une signature à l’oral et ne pas s’en rendre compte. Donc, n’hésitez pas à mettre votre proche sur Bloctel, liste rouge ou tout autre organisme agréé par le gouvernement pour éviter le démarchage téléphonique.

 

– Allouer un budget

Vous pouvez calculer ce qu’il doit laisser sur son compte pour payer les différentes factures et répartir le reste de l’argent pour ses courses et ses sorties. Attention ce système fonctionne que dans les stades légers et il peut penser que vous l’infantilisez.

 

– De l’anticipation

Si vous avez la chance d’avoir un proche encore relativement autonome. Voyez avec lui pour établir un mandat de protection future pour déterminer qui sera responsable de ses intérêts lorsque la maladie aura trop évoluée.

Cela peut être également une habilitation familiale, une curatelle ou une tutelle. Rapprochez-vous d’une maison du droit, d’un tribunal qui sera déterminé avec vous la formule qui sera la plus adéquate.

 

– Attention aux chèques

De plus en plus de magasins pour faire face à la fraude refusent les chèques et n’aident plus à les remplir vu que c’est automatique. Les caractères imprimés sont très petits et peu lisibles en raison de leur plein et déliés, votre proche acquiescera sans pouvoir réellement lire le montant

 

– Entourez-vous

Être aidant c’est compliqué et lorsque la maladie progresse, on se décourage encore plus vite. N’hésitez pas à vous entourer de personnes qui sont capables de comprendre ce que vous traversez au quotidien. N’oubliez pas que je vous partage ce que j’ai vécu moi-même en tant qu’aidante. Vous pouvez me contacter en cas de besoin.

 

Comment l’aider à payer ses achats ?

– En cas de difficultés avec le distributeur automatique, votre proche a le droit de faire sa demande au guichet avec son numéro de compte ou de demander à être accompagner pour son retrait par un agent de la banque

– Vous pouvez également faire le retrait avec lui chaque semaine ainsi vous avez l’œil sur son budget et votre proche n’a plus à se souvenir de son code de carte bancaire.

– Si votre proche a l’habitude d’aller à la supérette de proximité chercher son repas au jour le jour, changer la carte bancaire par une simple care de paiement avec l’option sans contact

 

Alzy récapitule pour vous :

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon d’aborder la planification financière lorsqu’on vit avec des troubles neurocognitifs. Il faut de la confiance des deux côtés

– Il est important d’aborder le sujet de la gestion financière le plus précocement possible

– Il existe de nombreux moyens à votre portée, afin d’aider votre proche au quotidien dans sa gestion budgétaire.

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Alzheimer, hypersexualité et troubles du comportement

LES DIFFÉRENTS TYPES DE PLACEMENT POUR LES PERSONNES ATTEINTES DE LA MALADIE D’ALZHEIMER

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La prise en charge d’un proche atteint de la maladie d’Alzheimer peut être une tâche extrêmement difficile pour les aidants familiaux. L’un des aspects les plus complexes est de décider du meilleur type de placement pour assurer le bien-être de votre proche tout en gérant les coûts financiers associés. Dans cet article, nous examinerons les différents types de placement disponibles, les coûts qui y sont associés, les aides financières disponibles pour aider à financer ces placements, ainsi que l’impact des impôts sur la situation financière de votre proche.

I – LES TYPES DE PLACEMENT POSSIBLES

 

 

  1. Le maintien à domicile : de nombreuses familles préfèrent que leur proche ayant la maladie d’Alzheimer reste à la maison le plus longtemps possible. Cela peut nécessiter des adaptations de l’environnement et l’embauche de soignants. Les coûts dépendent du niveau de soins requis, mais cela peut être plus abordable que d’autres options.

 

Exemple: si votre proche a besoin d’un soignant à domicile à temps partiel, les coûts mensuels peuvent varier de 1500 € à 3000 €, en fonction de la région.

 

  1. Les maisons de retraite médicalisées : ces établissements offrent un encadrement médical et une surveillance constante. Les coûts sont généralement plus élevés que le maintien à domicile.

Le coût mensuel d’une maison de retraite médicalisée peut varier de 3000 € à 6000 € ou plus, selon la localisation et le niveau de soins requis.

 

  1. Les unités de soins Alzheimer : certaines maisons de retraite proposent des unités spécialisées pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Ces unités offrent des soins adaptés et une sécurité accrue.

Le coût mensuel pour une unité de soins Alzheimer peut varier de 3500 € à 7000 € ou plus, en fonction de la région et des services inclus.

 

  1. Les résidences services pour seniors : ces établissements offrent un logement indépendant avec des services tels que la restauration, les activités et la sécurité.

Exemple : Claire, au stade précoce de la maladie, vit dans une résidence service pour seniors. Elle bénéficie de repas inclus, de la sécurité 24/7, et de la possibilité de participer à des activités sociales.

Le loyer s’étend de 600 à 1800 selon la surface du logement hors activités sociales.

 

  1. Les foyers de vie : les foyers de vie sont destinés aux personnes âgées qui ont besoin d’assistance pour les activités quotidiennes, mais qui ne nécessitent pas de soins médicaux intensifs.

Exemple : Louise, au stade modéré de la maladie, vit dans un foyer de vie. Elle bénéficie de repas, d’aides pour la toilette et d’activités sociales.

 

  1. L’hébergement temporaire ou de répit : cela peut être une option temporaire pour soulager les aidants familiaux. Les coûts varient en fonction de la durée du séjour.

Exemple : Paul, au stade modéré de la maladie, séjourne temporairement dans une maison de retraite pour permettre à sa famille de prendre une pause.

 

  1. Les unités de soins Alzheimer en résidence pour seniors : ces unités spécialisées sont conçues pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et offrent des soins adaptés.

 

Exemple : André, au stade modéré de la maladie, vit dans une unité de soins Alzheimer en résidence pour seniors. Il a accès à des activités adaptées à ses besoins et à une équipe de soignants formés.

 

  1. Les établissements de soins de longue durée : ces établissements fournissent des soins de longue durée pour les personnes ayant des besoins médicaux complexes.

Les coûts varient en fonction du niveau de soins et de l’emplacement.

  1. Les hôpitaux gériatriques : les hôpitaux gériatriques fournissent des soins médicaux importants.

Les coûts sont généralement couverts par l’assurance maladie de 80 % à 100 %.

 

Chacune de ces options a un coût associé, qui peut varier en fonction de la région et des niveaux de soins requis.

Le GIR (Groupe Iso-Ressources) est un système spécifique à la France qui évalue la dépendance des personnes âgées et détermine les aides financières auxquelles elles ont droit en fonction de leur degré de dépendance.

Les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer sont évaluées en fonction de leur GIR pour déterminer les aides financières auxquelles elles ont droit.

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II- LES AIDES FINANCIÈRES DISPONIBLES

Pour aider à financer ces placements, il existe plusieurs aides financières disponibles en fonction de la situation de votre proche :

a. L’Aide Personnalisée à l’Autonomie (APA) : cette aide, attribuée en fonction du degré de perte d’autonomie, peut contribuer à couvrir les coûts des services à domicile ou en établissement.

b. L’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) en Établissement : l’APA en établissement peut aider à réduire les coûts en maison de retraite médicalisée ou en unité de soins Alzheimer.

c. L’Aide Sociale à l’Hébergement (ASH): les personnes disposant de ressources limitées peuvent être éligibles à l’aide sociale à l’hébergement pour couvrir une partie des frais d’hébergement en établissement.

d. Les aides locales : certaines régions ou départements proposent des aides complémentaires pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

e. La prestation de compensation du handicap (PCH) : la PCH dite prestation de compensation du handicap est un soutien financier permettant de rembourser les dépenses dues à la perte d’autonomie d’une personne handicapée.

III. LE TAUX D’IMPOSITION

La question des impôts en relation avec le placement d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer peut être complexe et dépend de plusieurs facteurs, notamment la juridiction locale, les revenus du patient et les lois fiscales en vigueur.

Voici quelques éléments à considérer en matière d’impôts :

  1. Déduction fiscale pour les dépenses médicales : dans de nombreux pays, il existe des déductions fiscales pour les dépenses médicales. Les coûts liés aux soins médicaux, aux services de soins à domicile, et aux établissements de soins peuvent être partiellement déductibles des impôts.

 

  1. Exonération de la taxe d’habitation : dans certains endroits, les personnes âgées résidant en maison de retraite ou en établissement de soins peuvent être exemptées de la taxe d’habitation.

 

  1. Aides et prestations sociales non imposables : les aides financières destinées à soutenir le coût des soins d’une personne atteinte d’Alzheimer, telles que l’Aide Personnalisée à l’Autonomie (APA) en France, sont souvent non imposables.

 

  1. Revenus du patient : les revenus du patient atteint de la maladie d’Alzheimer peuvent également influencer sa situation fiscale. Les sources de revenus, telles que les pensions de retraite, les revenus de placements, et les prestations sociales, peuvent être soumises à l’impôt sur le revenu.

 

  1. Statut fiscal de l’établissement : le statut fiscal de l’établissement de soins, tel qu’une maison de retraite médicalisée, peut également jouer un rôle. Certains établissements peuvent avoir un statut qui influence la fiscalité des résidents.

 

  1. Consultation d’un expert fiscal : il est recommandé de consulter un expert en fiscalité ou un conseiller financier pour évaluer l’impact des impôts sur la situation financière du patient et de sa famille. Les lois fiscales varient considérablement d’un pays à l’autre et même d’une région à l’autre, ce qui rend important de se renseigner sur les spécificités locales.

 

Il est essentiel de noter que les considérations fiscales peuvent être complexes, et il est préférable de consulter un professionnel en fiscalité ou un avocat fiscaliste pour obtenir des conseils adaptés à votre situation particulière. Les lois fiscales évoluent également avec le temps, donc il est recommandé de rester à jour avec les réglementations fiscales en vigueur dans votre région.

IV- MON PROCHE PEUT-IL S’OPPOSER AU PLACEMENT ? QUE DIT LA LOI ?

En ce qui concerne le placement d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, la capacité légale du patient à prendre des décisions peut varier en fonction de l’évolution de la maladie. Voici quelques points à considérer :

 

  1. Capacité de décision : au début de la maladie, de nombreuses personnes conservent leur capacité à prendre des décisions concernant leur propre prise en charge. Dans ce cas, leur opposition au placement doit être respectée. La loi protège généralement le droit d’une personne à prendre des décisions concernant sa propre vie, sauf si elle est jugée incapable de prendre des décisions pour elle-même.

Exemple : Marie, diagnostiquée ayant la maladie d’Alzheimer au stade léger, souhaite rester à la maison et exprime sa préférence de manière cohérente. Sa famille respecte sa décision et met en place des services de soins à domicile pour répondre à ses besoins.

 

  1. Délégation de décision : si un proche atteint de la maladie d’Alzheimer a nommé un mandataire de soins de santé ou rédigé des directives anticipées (comme une directive médicale anticipée ou un mandat de protection future), ces documents légaux peuvent être utilisés pour guider les décisions de soins et de placement, même lorsque la personne n’est plus en mesure de les prendre elle-même.

Exemple : John a rédigé des directives anticipées dans lesquelles il a indiqué qu’il souhaitait être placé en unité de soins Alzheimer lorsque sa maladie atteindrait un certain stade. Sa famille respecte ses souhaits, et lorsque John devient incapable de décider lui-même, ses directives sont suivies.

 

  1. Évaluation de la capacité : si la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ne peut plus prendre de décisions en toute connaissance de cause, il peut être nécessaire d’obtenir une évaluation médicale ou légale de sa capacité. Un professionnel de la santé ou un expert en droit peut être consulté pour déterminer si le patient a la capacité de prendre des décisions concernant son placement.

Exemple : Robert a atteint un stade avancé de la maladie d’Alzheimer. Un professionnel de la santé effectue une évaluation de sa capacité et conclut qu’il n’est plus capable de prendre des décisions éclairées sur son bien-être. En conséquence, sa famille prend des décisions en son nom, conformément aux lois locales.

 

  1. Recours juridiques : en cas de désaccord entre le patient et la famille sur la question du placement, il peut être nécessaire de recourir à des procédures juridiques pour déterminer ce qui est dans l’intérêt supérieur du patient. Cela peut impliquer une tutelle, une curatelle ou d’autres mesures légales pour protéger le patient et garantir sa sécurité et ses besoins en matière de soins.

Exemple : Sarah a atteint un stade avancé de la maladie d’Alzheimer et refuse catégoriquement le placement en maison de retraite, malgré les préoccupations de sa famille concernant sa sécurité. Sa famille engage une procédure de tutelle légale, et un tribunal décide que le placement en établissement est dans son meilleur intérêt en raison de son incapacité à prendre des décisions en toute connaissance de cause.

 

La législation concernant la capacité de décision et les droits des patients varie d’un pays à l’autre et peut même varier au sein d’une juridiction. Il est donc essentiel de consulter un avocat spécialisé dans les questions de santé et de tutelle pour comprendre les lois spécifiques à votre région.

Il est important de noter que la prise de décision dans les cas de maladie d’Alzheimer peut être complexe et émotionnelle. Il est recommandé de rechercher des conseils juridiques et médicaux pour s’assurer que les droits du patient sont respectés et que des décisions appropriées sont prises pour son bien-être.

 

En conclusion, choisir le type de placement pour un proche atteint de la maladie d’Alzheimer est une décision complexe, qui doit tenir compte des coûts, des aides financières disponibles et de l’impact fiscal. Il est essentiel de se renseigner sur les options locales et de solliciter l’aide de professionnels pour prendre des décisions éclairées et assurer le bien-être de votre proche tout en gérant les aspects financiers.

Alzy récapitule pour vous :

– il existe en France de nombreux types de placements différents

– certains placements peuvent être déductibles des impôts

– Faites vous accompagner par un professionnel si vous hésiter sur le type de placement

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