Alzheimer, hypersexualité et troubles du comportement

LES DIFFÉRENTS TYPES DE PLACEMENT POUR LES PERSONNES ATTEINTES DE LA MALADIE D’ALZHEIMER

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La prise en charge d’un proche atteint de la maladie d’Alzheimer peut être une tâche extrêmement difficile pour les aidants familiaux. L’un des aspects les plus complexes est de décider du meilleur type de placement pour assurer le bien-être de votre proche tout en gérant les coûts financiers associés. Dans cet article, nous examinerons les différents types de placement disponibles, les coûts qui y sont associés, les aides financières disponibles pour aider à financer ces placements, ainsi que l’impact des impôts sur la situation financière de votre proche.

I – LES TYPES DE PLACEMENT POSSIBLES

 

 

  1. Le maintien à domicile : de nombreuses familles préfèrent que leur proche ayant la maladie d’Alzheimer reste à la maison le plus longtemps possible. Cela peut nécessiter des adaptations de l’environnement et l’embauche de soignants. Les coûts dépendent du niveau de soins requis, mais cela peut être plus abordable que d’autres options.

 

Exemple: si votre proche a besoin d’un soignant à domicile à temps partiel, les coûts mensuels peuvent varier de 1500 € à 3000 €, en fonction de la région.

 

  1. Les maisons de retraite médicalisées : ces établissements offrent un encadrement médical et une surveillance constante. Les coûts sont généralement plus élevés que le maintien à domicile.

Le coût mensuel d’une maison de retraite médicalisée peut varier de 3000 € à 6000 € ou plus, selon la localisation et le niveau de soins requis.

 

  1. Les unités de soins Alzheimer : certaines maisons de retraite proposent des unités spécialisées pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Ces unités offrent des soins adaptés et une sécurité accrue.

Le coût mensuel pour une unité de soins Alzheimer peut varier de 3500 € à 7000 € ou plus, en fonction de la région et des services inclus.

 

  1. Les résidences services pour seniors : ces établissements offrent un logement indépendant avec des services tels que la restauration, les activités et la sécurité.

Exemple : Claire, au stade précoce de la maladie, vit dans une résidence service pour seniors. Elle bénéficie de repas inclus, de la sécurité 24/7, et de la possibilité de participer à des activités sociales.

Le loyer s’étend de 600 à 1800 selon la surface du logement hors activités sociales.

 

  1. Les foyers de vie : les foyers de vie sont destinés aux personnes âgées qui ont besoin d’assistance pour les activités quotidiennes, mais qui ne nécessitent pas de soins médicaux intensifs.

Exemple : Louise, au stade modéré de la maladie, vit dans un foyer de vie. Elle bénéficie de repas, d’aides pour la toilette et d’activités sociales.

 

  1. L’hébergement temporaire ou de répit : cela peut être une option temporaire pour soulager les aidants familiaux. Les coûts varient en fonction de la durée du séjour.

Exemple : Paul, au stade modéré de la maladie, séjourne temporairement dans une maison de retraite pour permettre à sa famille de prendre une pause.

 

  1. Les unités de soins Alzheimer en résidence pour seniors : ces unités spécialisées sont conçues pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et offrent des soins adaptés.

 

Exemple : André, au stade modéré de la maladie, vit dans une unité de soins Alzheimer en résidence pour seniors. Il a accès à des activités adaptées à ses besoins et à une équipe de soignants formés.

 

  1. Les établissements de soins de longue durée : ces établissements fournissent des soins de longue durée pour les personnes ayant des besoins médicaux complexes.

Les coûts varient en fonction du niveau de soins et de l’emplacement.

  1. Les hôpitaux gériatriques : les hôpitaux gériatriques fournissent des soins médicaux importants.

Les coûts sont généralement couverts par l’assurance maladie de 80 % à 100 %.

 

Chacune de ces options a un coût associé, qui peut varier en fonction de la région et des niveaux de soins requis.

Le GIR (Groupe Iso-Ressources) est un système spécifique à la France qui évalue la dépendance des personnes âgées et détermine les aides financières auxquelles elles ont droit en fonction de leur degré de dépendance.

Les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer sont évaluées en fonction de leur GIR pour déterminer les aides financières auxquelles elles ont droit.

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II- LES AIDES FINANCIÈRES DISPONIBLES

Pour aider à financer ces placements, il existe plusieurs aides financières disponibles en fonction de la situation de votre proche :

a. L’Aide Personnalisée à l’Autonomie (APA) : cette aide, attribuée en fonction du degré de perte d’autonomie, peut contribuer à couvrir les coûts des services à domicile ou en établissement.

b. L’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) en Établissement : l’APA en établissement peut aider à réduire les coûts en maison de retraite médicalisée ou en unité de soins Alzheimer.

c. L’Aide Sociale à l’Hébergement (ASH): les personnes disposant de ressources limitées peuvent être éligibles à l’aide sociale à l’hébergement pour couvrir une partie des frais d’hébergement en établissement.

d. Les aides locales : certaines régions ou départements proposent des aides complémentaires pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

e. La prestation de compensation du handicap (PCH) : la PCH dite prestation de compensation du handicap est un soutien financier permettant de rembourser les dépenses dues à la perte d’autonomie d’une personne handicapée.

III. LE TAUX D’IMPOSITION

La question des impôts en relation avec le placement d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer peut être complexe et dépend de plusieurs facteurs, notamment la juridiction locale, les revenus du patient et les lois fiscales en vigueur.

Voici quelques éléments à considérer en matière d’impôts :

  1. Déduction fiscale pour les dépenses médicales : dans de nombreux pays, il existe des déductions fiscales pour les dépenses médicales. Les coûts liés aux soins médicaux, aux services de soins à domicile, et aux établissements de soins peuvent être partiellement déductibles des impôts.

 

  1. Exonération de la taxe d’habitation : dans certains endroits, les personnes âgées résidant en maison de retraite ou en établissement de soins peuvent être exemptées de la taxe d’habitation.

 

  1. Aides et prestations sociales non imposables : les aides financières destinées à soutenir le coût des soins d’une personne atteinte d’Alzheimer, telles que l’Aide Personnalisée à l’Autonomie (APA) en France, sont souvent non imposables.

 

  1. Revenus du patient : les revenus du patient atteint de la maladie d’Alzheimer peuvent également influencer sa situation fiscale. Les sources de revenus, telles que les pensions de retraite, les revenus de placements, et les prestations sociales, peuvent être soumises à l’impôt sur le revenu.

 

  1. Statut fiscal de l’établissement : le statut fiscal de l’établissement de soins, tel qu’une maison de retraite médicalisée, peut également jouer un rôle. Certains établissements peuvent avoir un statut qui influence la fiscalité des résidents.

 

  1. Consultation d’un expert fiscal : il est recommandé de consulter un expert en fiscalité ou un conseiller financier pour évaluer l’impact des impôts sur la situation financière du patient et de sa famille. Les lois fiscales varient considérablement d’un pays à l’autre et même d’une région à l’autre, ce qui rend important de se renseigner sur les spécificités locales.

 

Il est essentiel de noter que les considérations fiscales peuvent être complexes, et il est préférable de consulter un professionnel en fiscalité ou un avocat fiscaliste pour obtenir des conseils adaptés à votre situation particulière. Les lois fiscales évoluent également avec le temps, donc il est recommandé de rester à jour avec les réglementations fiscales en vigueur dans votre région.

IV- MON PROCHE PEUT-IL S’OPPOSER AU PLACEMENT ? QUE DIT LA LOI ?

En ce qui concerne le placement d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, la capacité légale du patient à prendre des décisions peut varier en fonction de l’évolution de la maladie. Voici quelques points à considérer :

 

  1. Capacité de décision : au début de la maladie, de nombreuses personnes conservent leur capacité à prendre des décisions concernant leur propre prise en charge. Dans ce cas, leur opposition au placement doit être respectée. La loi protège généralement le droit d’une personne à prendre des décisions concernant sa propre vie, sauf si elle est jugée incapable de prendre des décisions pour elle-même.

Exemple : Marie, diagnostiquée ayant la maladie d’Alzheimer au stade léger, souhaite rester à la maison et exprime sa préférence de manière cohérente. Sa famille respecte sa décision et met en place des services de soins à domicile pour répondre à ses besoins.

 

  1. Délégation de décision : si un proche atteint de la maladie d’Alzheimer a nommé un mandataire de soins de santé ou rédigé des directives anticipées (comme une directive médicale anticipée ou un mandat de protection future), ces documents légaux peuvent être utilisés pour guider les décisions de soins et de placement, même lorsque la personne n’est plus en mesure de les prendre elle-même.

Exemple : John a rédigé des directives anticipées dans lesquelles il a indiqué qu’il souhaitait être placé en unité de soins Alzheimer lorsque sa maladie atteindrait un certain stade. Sa famille respecte ses souhaits, et lorsque John devient incapable de décider lui-même, ses directives sont suivies.

 

  1. Évaluation de la capacité : si la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ne peut plus prendre de décisions en toute connaissance de cause, il peut être nécessaire d’obtenir une évaluation médicale ou légale de sa capacité. Un professionnel de la santé ou un expert en droit peut être consulté pour déterminer si le patient a la capacité de prendre des décisions concernant son placement.

Exemple : Robert a atteint un stade avancé de la maladie d’Alzheimer. Un professionnel de la santé effectue une évaluation de sa capacité et conclut qu’il n’est plus capable de prendre des décisions éclairées sur son bien-être. En conséquence, sa famille prend des décisions en son nom, conformément aux lois locales.

 

  1. Recours juridiques : en cas de désaccord entre le patient et la famille sur la question du placement, il peut être nécessaire de recourir à des procédures juridiques pour déterminer ce qui est dans l’intérêt supérieur du patient. Cela peut impliquer une tutelle, une curatelle ou d’autres mesures légales pour protéger le patient et garantir sa sécurité et ses besoins en matière de soins.

Exemple : Sarah a atteint un stade avancé de la maladie d’Alzheimer et refuse catégoriquement le placement en maison de retraite, malgré les préoccupations de sa famille concernant sa sécurité. Sa famille engage une procédure de tutelle légale, et un tribunal décide que le placement en établissement est dans son meilleur intérêt en raison de son incapacité à prendre des décisions en toute connaissance de cause.

 

La législation concernant la capacité de décision et les droits des patients varie d’un pays à l’autre et peut même varier au sein d’une juridiction. Il est donc essentiel de consulter un avocat spécialisé dans les questions de santé et de tutelle pour comprendre les lois spécifiques à votre région.

Il est important de noter que la prise de décision dans les cas de maladie d’Alzheimer peut être complexe et émotionnelle. Il est recommandé de rechercher des conseils juridiques et médicaux pour s’assurer que les droits du patient sont respectés et que des décisions appropriées sont prises pour son bien-être.

 

En conclusion, choisir le type de placement pour un proche atteint de la maladie d’Alzheimer est une décision complexe, qui doit tenir compte des coûts, des aides financières disponibles et de l’impact fiscal. Il est essentiel de se renseigner sur les options locales et de solliciter l’aide de professionnels pour prendre des décisions éclairées et assurer le bien-être de votre proche tout en gérant les aspects financiers.

Alzy récapitule pour vous :

– il existe en France de nombreux types de placements différents

– certains placements peuvent être déductibles des impôts

– Faites vous accompagner par un professionnel si vous hésiter sur le type de placement

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Comment un aidant éloigné géographiquement peut aider son proche vivant avec la maladie d’Alzheimer ?

COMMENT UN AIDANT ÉLOIGNÉ GÉOGRAPHIQUEMENT PEUT AIDER SON PROCHE VIVANT AVEC LA MALADIE D’ALZHEIMER ?

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Voilà une question que se pose beaucoup d’aidant : comment aider mon proche vivant avec la maladie d’Alzheimer si je vis loin de lui. Vous êtes peu à savoir comment faire et beaucoup à vous inquiéter et pourtant il existe beaucoup de solutions à votre portée. Voici 6 astuces pouvant vous permettre de faire face facilement.

ASTUCE N°1 : FAITES LE POINT AVEC VOTRE PROCHE

 

 

Cela peut paraitre insignifiant ou évident, mais savoir que votre proche sait faire ou pas, vous permettra tout d’abord de lister ses capacités préservées, mais aussi de déléguer à des professionnels (ou vous si vous le souhaitez) les tâches qui lui sont difficiles

 

Par exemple, vous ou un professionnel peut : 

– Faire les demandes d’aides financières

– Faire la gestion en ligne des impôts

– Faire une liste de coordonnées des prestataires de services dont votre proche a besoin : médecin, service à domicile, boulangerie, pharmacie, buraliste, producteurs du marché local, location de matériel médical, associations…

Vous pouvez également vous rapprocher de votre clic (Centre Local d’Information et de Coordination) ou d’un coordinateur autonomie senior, ou une assistante sociale indépendante, ou encore une maia pour connaître les droits de votre proche et vous aider dans les réalisations des dossiers.

En ce qui vous concerne dans votre rôle d’aidant, ne restez pas seul. N’hésitez pas à échanger avec des associations d’aidants dans votre région ou sur les réseaux sociaux afin d’alléger votre charge mentale. De plus, vous pourrez bénéficier de répit pendant que votre proche est en sortie avec les associations.

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ASTUCE N°2 : PLANIFIER LE PASSAGE DES PROFESSIONNELS OU DES PAIRS AIDANTS

Lorsque l’on côtoie au quotidien les difficultés engendrées par la maladie, notamment la désorientation temporelle, une gestion de planning peut vite devenir un parcours du combattant pour votre proche. Il faut penser à lui faciliter la tâche et le mot d’ordre à retenir c’est la collaboration entre lui, vous, les amis et les professionnels afin de lister le maximum de besoins et diminuer ses difficultés.

 

Votre proche pourrait par exemple avoir besoin d’aide pour :

 

– Faire le ménage

– Entretenir le jardin, la terrasse, le balcon

– Faire les courses ou avoir besoin d’un accompagnement pour les faire

– Cuisiner les repas, les réchauffer ou encore avoir de la compagnie durant ce temps, car mangez seul n’est pas agréable pour lui

– Avoir des loisirs de stimulations cognitives (jeux de société, mots mêlés, calculs, écriture…)

 

Au niveau des soins :

 

– Préparer son pilulier ou donner les médicaments

– Faire sa toilette, s’habiller et se déshabiller

– Se mettre au lit

– Faire appel à un kinésithérapeute pour éviter les troubles de l’équilibre et les douleurs articulaires

– Faire appel à un orthophoniste ou un ergothérapeute

– Ne pas oublier ses différents rendez-vous qu’ils soient médicaux ou non

ASTUCE N°3 : PENSEZ À LA TECHNOLOGIE

 

On n’y pense pas toujours, mais la technologie peut vous faciliter le quotidien ainsi que celui de votre proche.

 

Vous avez peur qu’il chute = Optez pour un outil antichute

Vous avez beau avoir adapté son environnement, vous angoissez toujours à l’idée qu’il chute, vous pouvez optez pour un dispositif antichute et il y en a pour tous les goûts : collier, pendentif, bracelet, montre-téléphone….

 

Vous avez peur qu’il sorte et se perd= optez pour les détecteurs de comportements inhabituels.

En général, ce sont des dispositifs tout-en-un qui est couplé au dispositif antichute. Le dispositif est capable de déterminer si votre proche est resté trop longtemps à un endroit, ou bien s’il est immobile trop longtemps.

Cet outil vous avertis en cas de problème, mais il peut aussi avertir une tierce personne comme par exemple un voisin proche. Il existe aussi une version avec un système de conciergerie qui peut aller voir ce qui se passe pour vous.

 

Vous avez peur qu’il oublie ses rendez-vous= ayez le réflexe enceinte connectée.

Je vous conseille Alexa d’Amazon qui est programmable à distance dès que votre voix est enregistrée, elle peut également évidemment enregistrer la voix de votre proche. De plus, elle est simple d’utilisation et peut vous permettre de rentrer des quantités de choses : RDV, liste de courses, rappel d’heure, recette de cuisine, lecture audio, musique, appel téléphonique ….

 

Vous avez des problèmes de communication = pensez aux aides à la communication

En début de stade, votre proche pourrait aimer faire des visios avec vous et de votre côté cela vous permet de voir s’il a pensé à s’habiller par exemple. Il existe également des dispositifs qui sont directement raccordé à sa télévision, avec lesquels vous pouvez par exemple partager des photos.

 

Pensez à établir une routine d’appel cela rassurera votre proche et vous-même. De plus, vous pourrez lui donner un repère temporel

 

Vous doutez de votre capacité à trouver le bon canal de communication= faites appel au docteur, au neurologue, au gériatre ou un autre professionnel de santé du parcours de soin

De bonnes communications entre votre proche et vous, sont essentielles. Si vous doutez de vous, n’hésitez pas à vous rapprocher d’un professionnel de santé qui sera ravie de vous expliquer comment faire, selon le stade de la maladie de votre proche.

ASTUCE N° 4 : SOYEZ EN CONTACT AVEC D’AUTRES AIDANTS

 

Il faut que vous gardiez une collaboration régulière avec l’ensemble des personnes qui interagissent avec votre proche et je ne vous parle pas que des pros de passage, cela peut être également les amis, les voisins et les associations. Pourquoi ? Parce que cela peut vous rassurer au quotidien d’une part et d’autre part lorsque l’on est aidant, on peut être dans le déni et ne pas voir une évolution de la maladie. En agissant ainsi, vous parez à ce problème délicat. Je ne porte aucun jugement, je suis aussi passée par là.

 

Remarque : n’oubliez pas de remercier les différentes personnes qui vous soutiennent. Un simple merci est toujours apprécié et parfois cela les implique encore plus.

ASTUCE N°5 : UNE FAMILLE SOLIDAIRE

 

Si vous partagez les tâches avec le reste de la famille, cela est plus facile. Misez sur l’entraide et n’hésitez pas à vous rassurer entre vous, en cas de besoin. De plus, discutez de vos points de vue respectifs et même de vos sentiments face à la maladie peut grandement alléger votre charge mentale.

ASTUCE N°6 : PAS DE CULPABILITÉ

 

Je sais que votre proche est important pour vous, mais il n’est pas l’ensemble de votre vie. Vous n’avez pas à sacrifier votre vie de famille ou sociale pour autant. Vous avez votre propre vie et votre proche aussi. La maladie ne signifie pas qu’il n’en a plus. Votre but est d’essayer au maximum qu’il garde sa vie de la façon dont il a l’habitude la vivre. Et quant à vous, si vous souhaitez accompagner votre proche sans craquer, il n’y a pas de miracle (en tout cas, je ne l’ai pas trouvé) il faut que vous soyez bien dans votre vie.

 

La maladie de votre proche peut durer plusieurs années, vous ne pouvez pas vous couper du monde en pensant qu’il n’y aura aucune répercussion. Croyez-moi j’ai fait cette bêtise.

Vous êtes un aidant oui, mais vous êtes un être humain aussi et vos besoins doivent eux aussi être satisfaits.

Alzy récapitule pour vous :

– Être un aidant éloigné géographiquement peut être très éprouvant

– La culpabilité vous ronge très souvent, car vous voulez être parfait, mais ce n’est pas possible. Un simple appel ou une carte postale est une approche de soin à part entière.

– Il existe de nombreuses astuces afin d’aider votre proche même si vous êtes éloigné.

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Comment dire non à un proche trop demandeur ?

COMMENT DIRE NON À UN PROCHE TROP DEMANDEUR ?

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La vie d’aidant, ce n’est pas toujours facile. Le déroulement d’une journée c’est un peu la loterie, on ne sait pas ce qui va se passer.

De plus, lorsqu’on est aidant, on veut être le plus parfait possible : que notre proche reste autonome, qu’il garde la même vie, qu’il reste gai et pimpant, qu’il pense que c’est toujours lui qui prend soin de nous… Et c’est sans compter le sentiment de culpabilité lorsqu’on doit le laisser seul ou encore le fait qu’on ne veut pas de conflit, le contrarier et on finit par tout accepter. C’est la spirale infernale.

Cependant, il demeure indispensable de poser des limites et de savoir dire : NON. Dans un premier temps, nous étudierons pourquoi est-il si important de dire non. Dans un deuxième temps, on cherchera des solutions. Puis pour finir, nous vous donnerons quelques techniques pour en finir avec la spirale infernale.

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I – POURQUOI EST-IL SI IMPORTANT DE DIRE NON ?

 

 

Tout d’abord, je ne suis pas là pour vous faire la leçon, je serai très mal placée, vu que j’ai fait la même chose et sans jamais déroger à la règle. Il m’a fallu des années pour comprendre que ce n’était pas la bonne solution, j’y ai laissé ma santé, ma vie sociale et professionnelle plusieurs années. Ne faites pas la même erreur.

Ce qu’il faut garder à l’esprit c’est que «  faire au mieux » ne signifie pas tout faire à la place de votre proche dépendant même s’il refuse les compromis. Le monde ne tourne pas autour de lui et vivre c’est aussi s’adapter à la situation présente, même si ce n’est pas agréable pour lui.

La dépendance grandissante, les sollicitations peuvent devenir plus ou moins permanentes et pourquoi votre proche ferait le moindre effort vu que s’il fait vibrer votre corde sensible vous faites tout pour lui. Votre proche sait parfaitement que si une personne extérieure était à votre place, cela ne se passerait pas de cette manière.

Et un jour arrive les répercussions sur vous :

– Vous êtes épuisé, stressé en permanence, fatigué et n’avez pas le temps de faire un petit bilan médical. Vous perdez votre santé à petit feu.

– Votre vie de famille part à vau-l’eau, votre conjoint(e) aimerait d’autres sujets de conversation, vos enfants ont l’impression que leur père ou leur mère a disparu et n’osent plus se confier pour ne pas augmenter votre charge mentale

– Vous finissez par en vouloir à votre proche, car il ou elle est responsable en partie de la situation et votre relation que vous vouliez tant protéger se retrouve dégradée.

Voilà pourquoi, vous devez apprendre à poser des limites, il en va de votre santé. Votre rôle c’est d’accompagner votre proche et de faire de votre mieux et en aucun cas de devenir le nouveau professionnel de santé improvisé-secrétaire-cuisiner-aide ménager-banquier- chauffeur et j’en passe. Oui, je sais, je suis dure dans mes mots, mais admettez que vous n’en pouvez plus de cette situation. Je suis moi aussi passée par là.

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II- QUELLES SONT LES SOLUTIONS EN FACE D’UN PROCHE TROP DEMANDEUR ?

Solution 1 : identifiez ce que vous voulez / pouvez ou non faire pour votre proche.

 

Ensuite, vous établissez votre planning de la semaine et j’insiste vous bloquez des créneaux pour vous : repos, repas, vos rendez-vous, notamment le petit tour chez le médecin pour remplir la grille de Zaritt)

 

Deuxième étape : listez les tâches à faire dans votre propre vie : course, ménage, travail, cuisine, échange avec les enfants …

 

Troisième étape : du temps pour vous : lecture, coiffure, shopping, café chez les amis, cours divers ….

 

Quatrième étape : le temps qui reste c’est celui que vous pouvez consacrer à votre proche.

 

Cinquième étape : listez tout ce que vous ne souhaitez pas faire pour votre proche : la toilette, le conduire à ses rendez-vous, le ménage, changer ses protections … Il n’y a pas de jugement chacun à sa propre sensibilité et c’est important que vous soyez en accord avec vous-même.

 

Remarque : Aider votre proche ne doit pas être une souffrance pour vous.

 

Solution 2 : Délégation

 

Vous faites partie d’une fratrie = tout le monde y met du sien. Le souci des frères et sœurs c’est qu’on se laisse parfois attendrir par des phrases types : je ne sais pas le faire. Tu le fais mieux que moi. Tu sais bien que je ne peux pas les enfants sont petits. J’ai actuellement trop de travail. Je vis trop loin, etc. Petite question et vous : vous n’avez pas une vie ?

 

Votre parent c’est aussi le leur et s’il y a des choses qui ne peuvent pas faire cela ne les empêche pas de participer au reste des tâches.

 

Votre frère ou sœur vit trop loin : désolé, mais les documents administratifs cela peut se gérer à distance par exemple. Il en va de même du petit coup de téléphone pour dire à votre proche que vous l’aimez et penser fort à lui afin de lui montrer votre présence et éviter la dépression.

 

Votre santé est fragile, faites une petite visite de courtoisie à votre proche. Passez une heure par semaine avec lui à échanger des souvenirs, préparer un repas, regarder un film ou même partager un petit café.

 

Votre proche a décidé que cela ne pouvait être que vous et personne d’autre.

 

Tout d’abord, essayer de trouver la raison de son refus, c’est peut-être une question de gène, je pense notamment à la toilette. Cela peut aussi la peur des gestes, votre proche connaît votre douceur et vos paroles, il craint peut être que votre frère ou votre sœur soit moins doux.

 

Montrez à votre proche la liste de tout ce que vous faites pour lui. Partagez avec lui votre conscience de sa douleur due à sa perte d’autonomie et que vous en souffrez aussi. Vous êtes une équipe et vous devez vous entraider. De plus, essayez de trouver un compromis avec lui.

 

Une fratrie est une force non négligeable.

 

Parfois, on veut aider, mais on ne sait pas comment ou on a peur de mal faire. Partagez votre liste avec eux et déterminez qui peut faire quoi. Et pour éviter tout manquement ou oubli, mettez en place un petit cahier (ou un groupe whatapps) de suivi où vous expliquerez ce qu’il reste à faire. Échangez ensemble sur la perte d’autonomie peut tisser de nouveaux liens entre vous. Et qui est mieux placé pour vous écouter sur la perte d’autonomie de votre proche que votre frère ou votre sœur qui la vie aussi ?

 

En conflit avec le reste de la fratrie.

 

Essayez tout d’abord d’en discuter calmement et respecter les points de vue de chacun. Montrez-leur votre liste et dites-leur que vous refusez de rajouter une tâche et que s’il refuse, ils devront payer un professionnel pour le faire. La fratrie entière est sous la loi de l’obligation alimentaire, ils devront payer en partie pour les soins si votre proche n’a pas les moyens.

 

Solution 3 : Les professionnels

 

Malheureusement, votre entourage est dans un refus catégorique ou vous êtes enfant unique, vous n’êtes pas seul.

Rapprochez-vous des professionnels dès le début de la perte d’autonomie de votre proche, même si c’est vous qui effectuez cette tâche depuis longtemps, il faut savoir dire stop. Expliquez à votre proche que votre emploi du temps n’est plus compatible, que si vous devez faire toutes ses choses, vous ne pourrez plus partager de bons moments car vous serez trop fatigué.

 

Montrez-lui un planning de votre semaine afin qu’il se rende compte de ce qui se passe pour vous. À l’intérieur de sa tête, il est possible pour lui que chaque demande n’est qu’une petite chose, il ne se rend pas compte de l’accumulation. Et si votre proche refuse les professionnels : vous pouvez consulter mon article ici.

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III – QUELQUES TECHNIQUES POUR DIRE NON

 

À une personne non atteinte de troubles cognitifs

 

La méthode du disque rayé

Vous ne vous rebelliez pas avant, donc la personne en face de vous, peut penser à une blague ou que vous êtes juste de mauvaise humeur, ou qu’il n’a pas encore assez fait vibrer votre corde sensible. Restez calme, posé, et inflexible. L’important est de dire et redire non plusieurs fois. Au bout d’un moment, il se lassera

 

Ne répondez pas tout de suite :

Vous avez le droit de réfléchir à votre réponse, et d’étudier les possibilités ou encore une solution de repli. Ainsi, il voit que votre oui, n’est pas gagné d’avance et que lorsque vous lui direz non que c’est un non réfléchi et que le retour en arrière n’est pas possible.

Ne pas donner de justification :

Vous avez le droit à votre vie privée et n’êtes pas forcément obligé de la partager. C’est une question de respect. Si vous voulez expliquer votre refus, faites-le clairement et brièvement, tout simplement.

 

Pas de culpabilité 

Vous n’êtes pas une mauvaise personne. Vous faites déjà tout ce qui est en votre pouvoir et vous rapprochez de professionnels ne fait pas de vous un mauvais aidant, bien au contraire cela prouve que vous connaissez vos limites. De plus, cela prouve que vous êtes un aidant responsable, vous avez fait la démarche pour avoir de l’aide, vous avez cherché les financements de paiement et vous vous assurez au quotidien que tout se passe bien. Vous êtes une personne aimante et bienveillante.

 

Quand dire non devient un devoir

Pensez à la sécurité de votre proche, si vous ne pouvez plus l’assurer entièrement et que vous ne pouvez pas payer en h24 des professionnels, la peur de sa réaction en face de l’entrée en institution n’est pas la solution pour vous carapater. Il peut faire une mauvaise chute alors que vous êtes aux toilettes et cela peut finir en drame. J’ai accompagné quelqu’un qui a perdu sa mère qui s’est brisée la nuque en sortant de la douche alors qu’il était juste partie aux toilettes

 

Dire non ce n’est pas faire du mal à votre proche. C’est l’aider du mieux que vous le puissiez, mais aussi vous aider vous-même et votre entourage.

 

Et si rien ne fonctionne ? 

Dans la vie, il y a des personnes particulièrement têtues et encore une fois, vous n’êtes pas seul. Le médecin traitant, les CLICS, les MAIA et autres structures sociales sont là pour vous aider.

Si la sécurité de votre proche est menacée malgré tous vos bons soins, votre médecin traitant, le neurologue, ou encore le gériatre peut obliger votre proche à entrer en institution, mais parlez-en toujours à votre proche avant.

 

A une personne atteinte de troubles cognitifs

 

RASSURER

Votre proche a du mal à fixer son attention

Pour favoriser une bonne communication, il faut une atmosphère calme et sans bruits parasites. Vous devez vous montrer disponible et patient.

Vous pouvez capter son attention en l’appelant par son prénom. Placez-vous toujours en face de lui, à sa hauteur (le cerveau enregistre ainsi un sentiment d’égal à égal) et regarder le droit dans les yeux afin qu’il soit certain que ce que vous allez dire est important. De plus, c’est une question de respect.

Accompagnez votre parole d’un contact physique en lui tenant la main, si cela s’y prête. Cela l’apaisera.

Écoutez-le sans le contredire, optez pour une voix douce et posée.

Souriez-lui tendrement et souvent, cela va créer un effet miroir chez lui. Plus vous serez adorable, plus il le sera aussi.

 

AIDER

Votre proche restreint sa communication, par peur de l’échec  

Éviter que votre proche se sente isoler. Assurez-vous qu’il porte bien ses lunettes, ses prothèses auditives et dentaires. Faites des pauses dans la conversation, parler lentement.

Laissez le s’exprimer, aidez-le à trouver les mots, utiliser des gestes, montrer les choses en lui parlant

 

SIMPLIFIER

Votre proche perd au fur et à mesure l’usage des mots

Donner un seul message à la fois, utiliser des mots simples, et des phrases courtes. Répéter les informations, parler doucement et clairement, choisir des questions nécessitant une réponse simple (oui ou non)

 

RESPECTER

Votre proche a des troubles de la mémoire, du jugement et de la reconnaissance de son entourage ; toutefois il conserve son affect et ses sentiments.

 

Respectez-le, parlez lui comme à un adulte d’égal à égal. Le gronder comme un enfant est une mauvaise chose, n’oubliez pas qu’il ne se souvient pas de la cause de votre mécontentement.

Contrairement aux idées reçues, votre proche ayant la maladie d’Alzheimer comprend l’environnement qui l’entoure et ce qui se passe donc ne parlez jamais de lui comme s’il n’était pas là, ou à la troisième personne en sa présence. Impliquez le plutôt dans les conversations. Une attitude bienveillante est primordiale.

 

📚 Sources scientifiques vérifiables

 

🔬 Charge mentale et santé des aidants

  • Zarit, S. H., Reever, K. E., & Bach-Peterson, J. (1980).
    Relatives of the impaired elderly: correlates of feelings of burden.
    The Gerontologist, 20(6), 649–655.
    (Création de l’échelle de Zarit)
  • Adelman, R. D., Tmanova, L. L., Delgado, D., Dion, S., & Lachs, M. S. (2014).
    Caregiver burden: a clinical review.
    JAMA, 311(10), 1052–1060.

 

🔬 Stress chronique et impact physiologique

  • Schulz, R., & Beach, S. R. (1999).
    Caregiving as a risk factor for mortality.
    JAMA, 282(23), 2215–2219.
  • Vitaliano, P. P., Zhang, J., & Scanlan, J. M. (2003).
    Is caregiving hazardous to one’s physical health?
    Psychological Bulletin, 129(6), 946–972.

 

🔬 Répétition des demandes et troubles cognitifs

  • Dubois, B. et al. (2016).
    Preclinical Alzheimer’s disease: Definition, natural history, and diagnostic criteria.
    The Lancet Neurology.
  • Salmon, D. P., & Bondi, M. W. (2009).
    Neuropsychological assessment of dementia.
    Annual Review of Psychology.

 

🔬 Communication et agitation

  • Livingston, G. et al. (2017).
    Non-pharmacological interventions for agitation in dementia.
    The Lancet Psychiatry.
  • Kitwood, T. (1997).
    Dementia Reconsidered: The Person Comes First.
    Open University Press.

 

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FAQ

 

Pourquoi est-il si difficile de dire non quand on est aidant ?

Parce que le rôle d’aidant active fortement le sentiment de responsabilité morale et affective. Les recherches montrent que la culpabilité et la peur d’abandonner augmentent la surcharge émotionnelle et rendent la pose de limites plus difficile (Zarit et al., 1980 ; Adelman et al., 2014).

De plus, chez un proche atteint de troubles cognitifs, la répétition des demandes n’est pas volontaire : elle est liée à des troubles de la mémoire de travail et du contrôle inhibiteur.

 

Est-ce égoïste de poser des limites à un proche dépendant ?

Non. Les études sur la charge des aidants montrent que l’absence de limites augmente le risque :

  • d’épuisement (burn-out)
  • de dépression
  • de troubles anxieux
  • de maladies cardiovasculaires

Poser des limites protège votre santé et améliore la qualité de la relation sur le long terme.

 

Pourquoi mon proche répète-t-il les mêmes demandes ?

Dans la maladie d’Alzheimer, l’atteinte de l’hippocampe et des circuits frontaux empêche l’encodage et la mémorisation des réponses reçues.
Il ne se souvient pas que vous avez déjà dit oui ou non.

Il ne s’agit pas de manipulation volontaire, mais d’un trouble neurocognitif.

 

Comment dire non sans créer d’agitation ?

Les recherches en communication bienveillante montrent que :

  • Un ton calme diminue l’activation de l’amygdale (centre de la peur).
  • Le contact visuel et tactile sécurise.
  • Les phrases simples réduisent la surcharge cognitive.

Dire non + proposer une alternative est souvent plus efficace qu’un refus sec.

 

Quand faut-il absolument déléguer ?

Lorsque :

  • Votre sommeil est altéré
  • Vous ressentez de l’irritabilité constante
  • Votre santé se dégrade
  • Vous avez des pensées de rupture ou d’abandon

Les études montrent que la surcharge prolongée augmente la mortalité chez les aidants âgés (Schulz & Beach, 1999).

Demander de l’aide n’est pas un échec, c’est une mesure de prévention.

Alzy récapitule pour vous :

– Savoir dire non à un proche trop demandeur est indispensable au maintien de la bonne santé de l’aidant

– Que vous soyez une fratrie ou enfant unique, vous n’êtes pas seul dans ce combat

– Il existe de nombreuses solutions pour apprendre à dire non sans culpabiliser

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Maladie d’Alzheimer : le sundowning syndrom

MALADIE D’ALZHEIMER : LE SUNDOWNING SYNDROM

soutien affectif fin de vie

Lorsque l’on accompagne une personne atteinte de troubles cognitifs, ce n’est pas facile tous les jours. Un aidant sur cinq pourra observer en début de soirée un changement de comportement de son proche, c’est ce que les experts nomment le sundowning syndrom ou syndrome du coucher de soleil, ou encore syndrome crépusculaire. Il faut noter que cela peut aussi toucher des personnes souffrant d’autres démences que la maladie d’Alzheimer.

Dans une première partie, nous définirons le sundwoning et comment le repérer. Puis, dans une deuxième partie nous analyserons les causes. Avant de conclure par des conseils pour gérer cette étape délicate.

I – QU’EST-CE QUE LE SUNDOWNING SYNDROM ?

 

 

DÉFINITION

Le sundowning syndrom est constitué de symptômes neuropsychiatriques qui apparaissent en fin d’après-midi, en soirée ou encore pendant la nuit chez les personnes atteintes.

Remarque : il ne faut pas le confondre avec l’état crépusculaire (terme psychiatrique) qui désigne une baisse plus ou moins importante et durable de la vigilance, mais conserve parfois des automatismes élaborés. C’est ce que l’on peut observer chez les épileptiques ou les somnambules, par exemple.

Il faut savoir que ce syndrome est connu depuis fort longtemps c’est également de lui dont on parlait à l’époque quand on utilisait l’expression : agitation de l’heure des ténèbres.

COMMENT REPÉRER LE SUNDOWNING SYNDROM ?

Avant toute chose, il faut que vous observiez l’heure de la journée, le sundowning fait son apparition vers 17-18 heures en fonction de la saison, évidemment.

Deuxième point, examinez le comportement de votre proche. Le sundowning se manifeste par :

– Une déambulation importante : leur nombre augmente au fil de la journée)

– Des « fugues » : Votre proche exprime son besoin de partir du lieu où il se trouve pour aller quelque-part (chez lui, rejoindre un parent décédé, aller se promener…

– une désorientation : votre proche se perd dans un quartier où il s’oriente facilement d’habitude, ou même à l’intérieur du domicile

– des pleurs ou de la tristesse : votre proche a peur d’être seul

– de l’agressivité : votre proche se met à crier, a des sautes d’humeur soudaine

– de la confusion : votre proche ne vous reconnaît plus, demande à rentrer à son domicile alors qu’il s’y trouve

– de l’agitation : il n’arrive pas à rester assis calmement, il répète toujours les mêmes demandes

– Des hallucinations

Remarque : Votre proche peut être atteint à un stade moins avancé et dans ce cas-là il sera plus anxieux en fin de journée. Il peut également ne pas avoir l’ensemble de troubles de la liste ci-dessus.

femme assoupie

II- QUELLES SONT LES CAUSES DU SUNDOWNING ?

La cause exacte n’est pas encore connue, mais des études sont en cours. Cependant, les experts ont pu relever plusieurs points :

La fatigue physique : lorsque l’on vit une journée particulièrement physique, on est souvent moins réceptif en fin de journée

Une réaction à la diminution progressive de la lumière : la diminution de l’éclairage peut entraîner des difficultés de perception et d’interprétation de l’environnement. Les ombres peuvent faire penser à autre chose.

L’horloge biologique : un sommeil perturbé peut entrainer ce type de désagrément.

Un changement de rythme : une personne bien stimulée qui se retrouve sans la moindre stimulation pendant un certain temps peut s’ennuyer et donc s’agiter.

Des déséquilibres hormonaux comme une carence en vitamine D qui peut générer du stress et de l’anxiété

La sensation d’être en danger : l’obscurité entraîne un changement de vision de l’environnement.  Cela peut être des ombres ou encore le bruit du vent.

Un aidant surmené : votre proche est une véritable éponge émotionnelle, il peut ressentir votre stress ou votre fatigue, mais comme son interprétation est faussée, il peut considérer que vous êtes mécontent de lui.

Cette liste n’est pas exhaustive d’autres facteurs peuvent entrer en compte

 

COMBIEN DE TEMPS PEUT DURER CETTE MANIFESTATION ?

 

Cela va dépendre de chacun cela peut s’arrêter rapidement comme le coucher de soleil, ou continuer toute la soirée et même la nuit. Cela peut aller jusqu’à une modification du rythme de vie la personne atteinte étant trop agitée pour dormir la nuit et donc s’assoupie au cours de la journée.

III – QUELQUES CONSEILS POUR GÉRER LE SUNDOWNING

 

  • Déterminer et réduire les événements déclencheurs

 

Il est possible que quelque chose change dans le lieu de vie lorsqu’apparaît le soir. Cela peut être par exemple le fait de voir des personnes rentrer du travail et donc il se dit que lui aussi devrait rentrer quelque part, ou bien il est triste, car lui ne travaille plus.

Cela peut être trop de personnes qui lui rendent visite en même temps : aidants, voisins, intervenants et petits enfants

Cela peut aussi être un souci de théine ou caféine qui est moins bien accepté par le corps après 16h30

Des petits gâteaux de gouter trop sucré qui est un excitant.

On peut aussi considérer les médicaments. Votre proche prend-il un traitement en fin d’après-midi qui le fatigue ?

 

  • Gérer les routines et structurer son quotidien

 

Tout le but va être d’occuper votre proche tout au long de la journée. Évidemment, on privilégie les activités physiques dans la journée.

On évite les activités de stimulation cognitive de type mémory, trivial pursuit et autre en soirée.

En ce qui concerne les siestes, les spécialistes préconisent de ne pas dépasser 1h30 pour la sieste dite réparatrice notamment s’il y a eu une mauvaise nuit. Alors, certes vous risquez d’avoir le droit aux jolis noms d’oiseaux s’il n’est pas d’accord avec vous. Votre proche sera forcément plus fatigué au départ et donc les crises s’accentueront, mais au fil du temps cela lui permettra de récupérer un bon cycle de sommeil.

Mettez en place des routines du coucher.

 

Une routine permet d’apaiser et de sécuriser votre proche. Cela peut être plein de choses différentes. Par exemple : aller aux toilettes, faire une petite toilette intime, mettre son pyjama, se laver les dents, lire un livre ou regarder un film, raconter sa journée, faire une pause câlin, prendre une boisson chaude. C’est à vous de voir ce qui lui convient ce ne sont que des exemples.

 

Voici les routines importantes qui peuvent vous aider :

– lever tous les jours à la même heure

– repas à heure fixe

– coucher à heure fixe

– intervention des différents professionnels

 

3- Détournez son attention

 

Le sundowning pointe le bout de son nez, à vous de jouer. Détournez l’attention de votre proche  en lui proposant des activités : vous aider pour préparer le repas, regarder son émission préférée, faire une promenade, parler de votre enfance ou de la sienne ou même mieux les comparer, caresser un animal, chanter ou écouter sa musique préférée, dessiner, peindre, colorier, tricoter, regarder des photos….

 

4- Éclairez suffisamment les pièces

 

La vision d’un senior peut être altérée lors d’un manque de luminosité et votre proche vivant avec la maladie d’Alzheimer  peut facilement angoissé s’il se trouve confronté à des ombres.

 

De plus, adaptez le type de lumière au moment du jour peut vous être utile. Une lumière blanche ou bleue va rendre actif, une lumière jaune ou orangée va provoquer de l’apaisement

 

NB : l’endormissement est normal en fin de soirée et il ne l’est pas à 17h. Une pièce bien éclairée peut permettre à votre proche de savoir que la journée n’est pas encore terminée

 

5- Jouez de la musique et des sons apaisants.

 

La musique cela détend et apaise, je ne vous apprends rien. Vous pouvez opter pour une atmosphère musicale douce au coucher, cela peut être ses chansons préférées, des bruits de la nature, de la musique classique… Évidemment, si votre proche est fan de métal hardcore (oui, ça existe des seniors métalleux) vous évitez. On choisit le calme et la douceur.

 

6- Utilisez des huiles essentielles, des plantes, ou des compléments alimentaires

 

Certaines senteurs peuvent avoir un effet apaisant comme la lavande, l’ylang-ylang ou encore la rose. 

Vous pouvez aussi opter pour des odeurs qui rappellent de bons souvenirs à votre proche : le gâteau du dimanche, le croissant, les fleurs du jardin… Bref, il faut tester

 

Remarque : les huiles essentielles (HE) sont très puissantes et parfois contre-indiquée dans certaines maladies, demandez l’avis d’un professionnel avant

 

Vous pouvez proposer une infusion à votre proche. Là aussi, faites attention certaines ne sont pas compatibles avec les traitements médicamenteux. De plus, ce n’est pas parce que votre charmante voisine nonagénaire s’endort comme un bébé après sa tasse de camomille que cela fonctionnera sur votre proche. Tout le monde est différent.

 

7- Calmez-le par le toucher

 

Voilà une de vos baguettes magiques, d’ailleurs elle fonctionne jusqu’à la fin de vie : le toucher. Transmettre vos émotions ou de la tendresse à votre proche va l’apaiser. Vous avez le choix, cela peut être lors d’un petit massage des mains, ou encore un bon bain de pieds ou tout simplement la pause tendresse blottis l’un contre l’autre. Montrez-lui tout votre amour et votre bienveillance d’une autre manière qu’en lui parlant. Quand on est bien, il n’y a pas besoin de mots.

 

8- Attention aux douleurs

 

Si votre proche reste dans la même position trop longtemps toute la journée, il va s’ankyloser. Pensez à lui demander s’il a mal quelque part, réinstallez-le correctement ou encore proposez lui un coussin

 

9- Attention au taux glycémique

 

Votre proche s’il est diabétique peut également avoir un trouble du comportement, car il se trouve en hypo ou en hyperglycémie

 

10- Une efficacité des médicaments diminués

 

Certains psychotropes, antalgiques ou antiparkinsoniens peuvent être moins efficaces s’ils sont donnés en début de journée. N’hésitez pas à en parler avec le médecin traitant afin de placer les posologies aux bonnes heures

 

11- Altération de la vision

 

Si on écarte l’oublie des lunettes de vue, il peut demeurer cependant les altérations de la vision telles que la cataracte ou encore la DMLA. Par conséquent, la mauvaise interprétation d’un objet dans l’environnement peut générer de l’angoisse. Pensez à équiper votre proche d’une lumière d’appoint

Alzy récapitule pour vous :

– 1 aidant sur 5 sera un jour confronté au syndrome de sundowning de son proche

– Le sundowning syndrom est constitué de symptômes neuropsychiatriques qui apparaissent en fin d’après-midi

– Il existe de nombreuses solutions afin d’apaiser votre proche lors de ses crises

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Comment faire si mon proche ayant Alzheimer ne sait plus se laver les dents ?

COMMENT FAIRE SI MON PROCHE AYANT ALZHEIMER NE SAIT PLUS SE LAVER LES DENTS ?

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L’avancée en âge peut rendre pénible la posture devant le lavabo pour le brossage des dents ou du dentier, mais cela demeure indispensable peu importe l’âge, car si une carie se profile cela peut se transformer en maladie cardiaque ou encore un AVC, un ulcère ou même un cancer.

Dans un premier temps, nous aborderons les signes de problèmes dentaires. Puis, dans une deuxième partie, nous vous aborderons les différents soins à réaliser pour une bonne hygiène dentaire. Afin pour conclure, nous vous donnerons quelques conseils pour l’aide au brossage adapté aux personnes vivants avec la maladie d’Alzheimer.

I – QUELS SONT LES SIGNES D’UN PROBLÈME DENTAIRE ?

 

 

Tout d’abord, la perte sémantique chez une personne vivant avec la maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée doit rester dans votre esprit, car il se peut que votre proche ne soit pas en mesure de vous l’exprimer efficacement. Voici, une petite liste de signes évocateurs.

– Votre proche refuse de manger, notamment les aliments froids ou chauds

– Des petites crispations apparaissent sur son visage

– Il ou elle ne veut pas mettre son dentier

– Son comportement change, la personne est plus anxieuse, gémit ou crie notamment à l’approche des repas

– Son sommeil est perturbé

– Il ou elle perd son engagement dans les actes de la vie quotidienne

– Il ou elle devient agressif/ive envers vous.

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II- QUELS SOINS À RÉALISER POUR UNE BONNE HYGIÈNE BUCCALE ?

Vous pouvez parfaitement adapter ce soin au goût de votre proche, Posez-lui la question.

 

 – Prévoyez plutôt un dentifrice salin, à l’argile ou au bicarbonate, ils sont plus doux. Et d’ailleurs, si votre proche est à un âge avancé c’est ce type de produits auxquels il ou elle est habitué(e)

 – Pour le bain de bouche, privilégiez celui à la propolis (antiseptique naturel) ou encore au clou de girofle (antibactérien naturel)

 – Utilisez de l’eau tiède salée ou de l’eau pétillante fraîche, selon ses goûts.

– Soyez vigilant(e) si votre proche a un traitement sédatif ou  antidépressif ces derniers peuvent créer de la sécheresse buccale.

 

III -COMMENT AIDER AU BROSSAGE UNE PERSONNE AYANT LA MALADIE D’ALZHEIMER OU UNE MALADIE APPARENTÉE ?

 

 

Une petite remarque avant tout : si votre proche vit avec la démence à corps de Lewy ou encore Parkinson ce n’est pas parce qu’il salive beaucoup que sa bouche est propre.

 

Si votre proche a un comportement inadapté en face de l’intrusion de la brosse à dents dans sa bouche, car il ou elle ne comprend pas votre geste, (une brosse ne se mange pas) essayez déjà cette astuce avant de passer à la suite.

Confectionnez-lui sucer des sucettes acidulées (au citron et à l’ananas), ou encore des bâtonnets glacés à l’eau citronnée. Faites le boire de l’eau  de temps à autre et passer doucement au brossage. 

 

Vous pouvez aussi masser doucement les lèvres et les mâchoires et demander à votre proche de faire des sons la bouche grande ouverte, ainsi son attention se focalisera sur autre chose que ce que vous faites

 

Si votre proche est dans les premiers stades de la maladie : rappelez-lui simplement de la faire ou mettez en place un séquençage pour les gestes à exécuter et faites, plusieurs fois le soin avec lui avant de le ou la laisser être autonome

 

Privilégiez une brosse à poils souples (sauf en cas de dépôts crouteux sur langue, d’ailleurs il n’est pas conseillé de la décaper, le geste est agressif, préférez le bain de bouche) La brosse doit aussi avoir un manche assez épais pour faciliter la préhension

 

– Lorsque la préhension deviendra trop compliquée, optez pour une brosse électrique, certes c’est un petit peu plus lourd, mais le temps de brossage est plus rapide. Bien sûr, il faut qu’elle puisse tolérer le bruit et la vibration

 

– Vous pouvez lui permettre de s’asseoir en face d’un miroir, vous vous placez derrière lui ou elle pour l’aider à se brosser les dents. Il ou elle vous voit faire cela l’angoisse moins.

 

-Si être debout, le ou la fatigue, prenez une chaise.

 

Laissez-la poser son coude sur un meuble pour lui éviter la fatigue du geste du brossage.

 

– Si c’est la pose du dentifrice le plus compliqué, utilisez un flacon à pompe de type pousse-pousse. C’est les dentifrices en tube qui tiennent debout.

Les dentiers doivent être nettoyés avec une brosse à prothèse afin d’obtenir une hygiène irréprochable

– Pour les pastilles désinfectantes (type polident ou autre) n’oubliez pas de rincer le dentier avant la pose le lendemain matin

Pas de trempage de dentier dans de l’eau classique sans produit toute la nuit, car l’eau favorise la prolifération des bactéries.

Pour éviter l’abimage du dentier n’hésitez pas à passer au nettoyage au-dessus du lavabo à moitié rempli d’eau avec un linge pour amortir le choc

– Finissez le soin avec l’applicage d’un baume à lèvres neutre, cela rend le moment plus confortable et vous profiterez d’une pause bisou toute douce.

Alzy récapitule pour vous :

– Une bonne hygiène bucco-dentaire est indispensable tout au long de sa vie pour être en bonne santé

– De nombreuses astuces peuvent aider votre proche lors du brossage

– N’oubliez pas de vérifier régulièrement l’état de sa bouche et de l’envoyer au dentiste y compris s’il ou elle a un dentier, car il peut parfois devenir trop grand à cause de la dénutrition.

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Qu’est-ce que la stimulation multisensorielle ?

QU’EST-CE QUE LA STIMULATION MULTISENSORIELLE ?

soutien affectif fin de vie

Les interventions non médicamenteuses (INM) sont en plein essor depuis quelques années parmi lesquelles on retrouve la médiation animale, l’APA, l’hortithérapie, la danse-thérapie ou encore des activités de la méthode Montessori.

Elles complètent bien les approches thérapeutiques médicales en agissant sur les besoins psycho-sociaux des individus entrant dans un parcours de soins. Elles permettent une meilleure qualité de vie pour les soignés, mais également pour les aidants familiaux qui les accompagnent au quotidien. Aujourd’hui, nous  allons découvrir la stimulation multisensorielle. Mais qu’est-ce que la stimulation multisensorielle ? Quels sont les processus impliqués dans cette méthode ? Comment se déroule une séance ?

I – QU’EST-CE QUE LA STIMULATION MULTISENSORIELLE ?

 

 

DÉFINITION

 La stimulation multisensorielle contient tous les soutiens qui peuvent stimuler deux ou plusieurs sens primaires (visuel, auditif, gustatif, olfactif, tactile).

 La stimulation multisensorielle est souvent rapprochée de la méthode de la salle Snoezelen (ou environnement multisensoriel), qui est une thérapeutique très utilisée. Le terme Snoezelen (contraction du hollandais Snuffelen (renifler, sentir) et de Doezelen (somnoler)) correspond à un environnement sûr, confortable et sans contrainte conçu pour activer tous les sens.

 Cet éveil utilise souvent des équipements spécifiques comme des fibres optiques colorées, des tubes sensoriels à bulles, des sprays aromatiques ou encore des panneaux numériques interactifs sur lesquels des couleurs, des sons ou des images peuvent être remplacés grâce à un écran tactile.

 Remarque : on peut aussi utiliser du matériel très simple comme des lotions, des bougies ou encore du parfum.

FONDEMENTS

Les interventions multisensorielles empruntent une approche où les personnes interagissent avec les stimuli de la façon qui leur convient. Les stimuli sensoriels permettent des échanges verbaux et non verbaux porteurs de sens entre les participants et les accompagnateurs.

La stimulation multisensorielle a fait l’objet d’un grand intérêt dans le domaine de l’accompagnement des personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée, en particulier pour la gestion des comportements réactifs (agitation, comportement moteur aberrant, anxiété, irritabilité, dépression, apathie, désinhibition et idées délirantes, car elle procure un grand apaisement à ses participants tout en stimulant leurs capacités cognitives.

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II- QUELS SONT LES PROCESSUS IMPLIQUÉS ?

Les études ont prouvé que les comportements réactifs et les troubles cognitifs associés à la maladie d’Alzheimer ou aux maladies apparentées sont étroitement liées au déclin sensoriel.

 De plus, l’avancé en âge (déficits visuels et auditifs) amplifié par la maladie, les personnes atteintes peuvent nécessiter des exigences renforcées de stimulation (par exemple : des stimuli forts, un plus grand contraste entre les objets) afin d’optimiser la perception.

Pour la personne vivant avec la maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée, au fur et à mesure que ses fonctions cognitives se détériorent, la personne doit également affronter la diminution de sa capacité à traiter et à intégrer l’information sensorielle externe et à comprendre un contexte.

L’adaptation de la stimulation environnementale et une sollicitation sensorielle appropriée contribuent à ajuster et à traiter l’information, ainsi l’inconfort et le risque de confusion diminue. Donc, la stimulation multisensorielle contribue à restaurer le bien-être, la qualité de vie, les aptitudes sociales et alléger les troubles du comportement.

III -COMMENT SE DÉROULE UNE SÉANCE DE STIMULATION MULTISENSORIELLE?

 

Cette activité est faite pour qui ?

 Pour toutes les personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée, quel que soit le stade de sévérité de la maladie.

 

Pour quelles Indications ?

 ■ Cognitif : mémoire, intégration sensorielle, attention et fonctions exécutives.

 ■ Psychologique : interaction sociale, humeur, qualité de vie, bien-être, communication, comportements réactifs, anxiété, dépression.

 

Quelles sont les contre-indications ?

 Risque de réactions allergiques ; détresse émotionnelle due a une sur-stimulation ou à des souvenirs négatifs

 

Qui peut dispenser cette activité ? 

Un ergothérapeute , un psychologue , un psychomotricien ; des soignants qualifiés ou un animateur artistique ; deux (ou plusieurs) membres du personnel pour une session en groupe.

 

Dans quel cadre ?

 Une pièce calme, relaxante, bien ventilée avec chaises et table.

Vous pouvez débarrasser certains objets et/ou chasser d’éventuelles odeurs (p. ex. désodorisant) et vous assurer que vous ne serez pas dérangés pendant l’activité. Cela créera de l’espace et de bonnes conditions pour votre séance avec les participants.

 

Pour quel dosage ?

 Des séances en groupe de 5-6 participants.

■ Période : 6 semaines.

■ Fréquence : une fois par semaine.

■ Durée : 15 minutes (préparation) ; 45-60 minutes (intervention)

Les participants doivent avoir suffisamment de temps pour explorer et commenter les supports en fonction de leurs capacités.

 L’intervention peut également être proposée en individuel. Dans ce cas, il est important que la personne ne se sente pas testée ou examinée.

Alzy récapitule pour vous :

La stimulation multisensorielle est idéale :

Pour stimuler la cognition, favoriser le bien-être, diminuer l’anxiété et/ou la dépression, stimuler la communication et apporter du réconfort.

Cette intervention mobilise des processus sensoriels, physiques, cognitifs, psychologiques et sociaux.

Les effets observés sont une diminution de l’agitation, une amélioration du moral et une stimulation des interactions sociales.

En groupe ou en individuel.

Pour toutes les personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée quel que soit le stade de sévérité de la maladie

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